Graves violations des droits des journalistes de Télé50 : Jean-Marie Kassamba devant le Tribunal des pairs !


18 Apr

Graves violations des droits des journalistes de Télé50 :

Jean-Marie Kassamba devant le Tribunal des pairs !

  • Un mémorandum déposé contre lui auprès de Mme le Ministre des Droits humains

Violations graves des droits humains dans le chef du Directeur Général de l’Espace 50. Non seulement qu’ils sont interdits d’accéder à leur poste de travail ; mais aussi et surtout, leur patron les a traduits collectivement en justice, lui Président sectionnaire de l’UNPC, qui a zappé les instances de régulation ou d’autorégulation pour trouver solutions aux problèmes qui l’opposent à ses confrères et consœurs œuvrant au sein de son organe de presse.

Après la plainte introduite contre lui par devant la Commission de discipline et d’éthique professionnelle, Tribunal des pairs, les journalistes de Kinshasa sous la houlette de Joël Cadet N. NDANGA, Président de la Commission de formation professionnelle et syndicale de l’UNPC, sont allés déposer un mémorandum auprès de Mme le Ministre des Droits Humains, ancienne Journaliste et Ministre ai à la Communication et medias. Marie-Ange Mushobekwa, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a ouvert grandement ses portes pour recevoir ses anciens confrères et consœurs en vue de les écouter. Le chef de la délégation a brièvement présenté les points retenus dans le mémo avant de recevoir de Mme le Ministre les assurances qu’elle ne ménagera aucun effort pour que la porte du travail soit rouverte aux agents de Télé 50, puisqu’il n’y a que la justice qui peut sceller un établissement quelconque, s’est-elle insurgé avant de condamner la manière dont les agents ont été happés et conduits au parquet. Elle a promis de rencontrer le Premier Ministre afin de trouver solution à cette affaire. Autant, elle a promis également de voir ses collègues de la Justice, du travail et de l’Intérieur pour les problèmes touchant au secteur de chacun respectivement.Le Ministre de l’Intérieur sur l’utilisation abusive des policiers par les privés ; au ministre du travail sur les conditions de conciliation ou pas entre Kassamba et ses employés et le Ministre de la Justice sur les tortures et violations des droits humains dont les journalistes ont été victimes.

Aux agents de Télé 50, Mushobekwa a donné juste les conseils. Qu’ils s’abstiennent des imputations dommageables. Télé 50 est une entreprise privée. Il n’appartient pas aux agents de décider de sa restructuration qui dépend des actionnaires au regard de leurs intérêts,

 

  • lle rappelé, avant de préciser que ces derniers peuvent aussi aller plus loin pour demander un congé technique qui ne peut être autorisé que par le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance Sociale. Si le Ministère accède à cette vision, elle ne voit pas comment le Gouvernement peut s’immiscer dans les affaires internes d’une entreprise de presse, régie outre les lois congolaises par le Droit OHADA, a fait observer Mme le Ministre des Droits humains. Elle a demandé à la dame qui a été victime des bastonnades de la police de bien vouloir porter plainte contre ses bourreaux.Il faut toutefois, saluer l’encadrement de cette marche par le Colonel, Commandant du Commissariat Urbain de la Gombe et par le Major, Commandant du Commissariat de la Gombe, Roger Tambwe.

A titre de rappel, c’est depuis le 08 avril 2019 que 90 agents et cadres de Télé 50 ne savent pas accéder au sein de leurs installations. Une décision prise par leur Directeur Général, Monsieur Jean-Marie Kassamba. L’alerte a été lancée dimanche 07 avril 2019 par un journaliste de cette chaîne lorsqu’ils ont appris que le Directeur Général, Monsieur Jean-Marie Kassamba, a fait venir les policiers pour interdire l’accès de ses agents, principalement les grognards bien identifiés.

Pour cause, la majorité des agents et cadres de cette entreprise de l’audiovisuel, ne veulent plus de leur chef. Ils l’accusent de les maltraiter et d’être trop hautain au point de les exposer à la honte chaque jour. ‘’La chaîne n’a qu’un seul chef. Il n’y a pas de structure, ni contrats de travail pour cette entreprise qui totalise aujourd’hui plus de dix ans’’, se lamente Matthieu Kamango, le Porte-parole des agents et cadres de la chaîne.

Un des curieux de la manifestation observée ce lundi 04 avril, devant les installations de Télé 50, s’est même indigné du fait que ces journalistes ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour vendre et imposer l’image de Joseph Kabila dans l’opinion dans un environnement qui lui était hostile, a-t-il indiqué avant de préciser qu’ils étaient même obligés pour ce faire, à violer des fois, le Code de déontologie du journaliste pour fabriquer certaines fausses informations de nature à détruire l’image de certains Opposants ou activistes de la société civile. Une situation qui devrait les mettre à l’abri de soucis ou encore ce qui devrait faire de ces vaillants du micro et de la caméra, des hommes bien rémunérés et bien entretenus. Dommage que cela n’est pas le cas.

Tout simplement parce que le gestionnaire de ce média a été trouvé par ses agents, après le nouveau vent apporté par Félix-Antoine Tshisekedi, de très narcissique.

Un narcissisme qui, porté à la connaissance de certains membres du Conseil d’administration, les a poussés à fermer les robinets. Ce qui justifie l’information diffusée par C News au sujet de la faillite des

 

entreprises de Jean Marie Kassamba. Une information qui s’est avérée vraie lorsque ce média a été obligé de quitter l’avenue Mandariniers pour le centre de la ville, à côté de l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

C’est ici où les agents et cadres de l’Espace 50 ont saisi par écrit leur patron pour demander le paiement de leurs arriérés de salaire de 14 ou 15 mois, selon le cas. D’autre part, ils ont réclamé la mise en place d’une Délégation syndicale et la signature des contrats de travail. En lieu et place des réponses appropriées à ces revendications, le patron de Télé 50 a procédé par des intimidations et menaces envers les meneurs du mouvement, a indiqué à notre rédaction Matthieu Kamango. Même aux écrits de l’avocat-conseil des agents de Télé 50, Kassamba a réservé une fin de non-recevoir.

Moïse Ekanga, Président du Conseil d’administration viendra ainsi au secours pour apporter ses bons offices entre l’employeur représenté par Jean-Marie Kassamba, d’un côté ; et de l’autre côté, le banc syndical ou son équivalent représenté par Monsieur Matthieu Kamango.

Ekanga va payer 10 mois, demandant aux employés de patienter pour le reste. Retour à la chaîne, Jean-Marie Kassamba supprime de la grille de programmes, les émissions des ‘’putshistes’’, notamment Floride Zantoto, Matthieu Kamango, Edmond Mucipay et autres. Matthieu Kamango est interdit d’accès aux installations de Télé 50. Les images de l’institution Président de la République sont soumises au paiement avant de passer. En revanche, un spot est monté pour reprendre les réalisations de Joseph Kabila en archives qui le présentent :’’C’est lui’’ ce, en réaction aux travaux d’urgence lancés par le Président de la République, son souci étant de détruire l’image du nouveau Chef de l’Etat, Félix-Antoine TshisekediTshilombo. Raison de son interpellation par les services des renseignements.

Le climat devient insupportable entre les agents et leur employeur. Ils exigent le retour de Matthieu Kabango. Rentrés, les agents durcissent le ton. Ils quittent les premières revendications pour désavouer Jean Marie Kassamba et demander la désignation par ceux qu’ils considèrent comme ‘’vrais propriétaires de la chaîne’’, d’une nouvelle Direction à la tête de l’entreprise.

Samedi dernier, les agents sont invités à quitter la chaîne. Plus question des émissions en direct. Toutes les émissions doivent être enregistrées. Avant de partir, ils prennent les précautions, connaissant le régime dans lequel Jean-Marie Kassamba a évolué, pour filmer leur départ.

Partis, ceux qui étaient de services dimanche vont être informés qu’il n’y aura pas accès des journalistes ‘’putshistes’’ dans les installations de la chaîne. Un commando de la police est invité à la chaîne pour cette fin.

Pendant ce temps, les agents racontent que Jean-Marie Kassamba aurait chargé son neveu, un certain Pierrot Tshimpaka pour saccager les

 

matériels au bureau, filmer ou photographier ce saccage et le partager sur les réseaux sociaux, afin de charger les journalistes et justifier ainsi leur interdiction d’accéder aux installations de l’entreprise. Le saccage a consisté, expliquent-ils, au renversement des sièges et des portraits de Joseph Kabila et de Jean-Marie Kassamba, ainsi que du drapeau de la RDC. Une sale besogne opérée proprement.

Arrivés lundi 08 avril le matin sur le lieu du travail, les agents et cadres de cette entreprise audiovisuelle n’avaient que leurs yeux pour constater que l’accès avait été verrouillé. Seuls quelques rares proches du DG ont été autorisés à accéder aux installations. Ils ont également trouvé une barrière des policiers. Ils ont été ainsi obligés à manifester leur colère par des cris, des sifflets, des danses avec des affiches où l’on pouvait lire facilement leur désarroi face à un Chef qui ne veut pas entendre paix. Surtout que les revendications des agents et cadres de cette chaîne peuvent être facilement rencontrées juste avec la volonté au lieu de trouver des subterfuges qui ne vont nuire qu’aux intérêts de la chaine. Tout devient pire lorsque l’on réalise que le patron de la chaîne qui fait trimer les journalistes est celui qui devait les défendre en sa qualité de Président sectionnaire de l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC/Kinshasa.

Nadia Mbuyi

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