Génocide des forêts congolaises : Voici les cadavres laissés dans les tiroirs d’Amy Ambatobe !


02 May

C’est un génocide organisé. La race de certaines espèces des arbres des forêts congolaises sont visées pour leur extinction. Cela parait la décision prise par l’ancien Ministre de l’Environnement et Développement Durable dont le Cabinet, en complicité avec le Secrétariat Général continuent de poursuivre les efforts de massacrer complètement le second poumon forestier du monde. Jusques là, le Président Félix-Antoine Tshisekedi continue d’observer un silence qui risque d’être lourd de conséquences.

Si on n’y prend garde, c’est le monde entier qui risque d’être exposé par la volonté de certains individus de courir rapidement et très vite dans l’enrichissement facile. Ces quidams se sont lancés dans une aventure d’exterminer cet espace forestier jadis en sécurité. Aujourd’hui, cet espace se trouve en danger d’extinction car une partie de sa superficie sous la gestion du Ministère de l’Environnement et Développement Durable est attribuée illégalement à certaines firmes Chinoises, qui la dévastent sans scrupule passant outre toute procédure de gestion durable des ressources forestières.

En effet, après le processus de conversion des anciens titres forestiers en contrat de concessions forestières, lequel est parti de 156 anciens titres, qui après examen des dossiers a conduit à 81 titres jugés convertibles et, dont 57 seulement ont pu signer les contrats avec l’Etat Congolais. Ce, après avoir soumis à évaluation un plan de gestion provisoire et un document de clause sociale signé entre le concessionnaire forestier et les représentants des communautés locales. C’est juste après la signature de ce contrat qu’un concessionnaire forestier peut procéder en bonne et due forme à la demande d’une autorisation d’accès à la ressource(permis de coupe de bois d’œuvre), aujourd’hui permis de coupe industrielle de bois d’œuvre « PCIBO ». En violation de toute la procédure, sous l’instigation de l’ancien Ministre Ambatobe, l’administration forestière a délivré des permis d’exploitation au groupe Chinois WANG PENG INTERNATIONAL sous la couverture de la société MANIEMA UNION 2. En appui, les pièces en facsimilé. Pire, Maniema Union 2 ne détient aucun contrat forestier, s’il faut s’en tenir aux propos déconcertants de Monsieur José ILANGA LOFONGA, Directeur Général des Forêts lors du point de presse organisé par le Ministère de l’Environnement et financé par la même Société. Les avertis du secteur n’ont pas compris dans quel bourbier s’est noyé le Directeur Général José Ilanga pour jeter en pâtures toute son expertise en la matière et jouer au jeu de compromission des politiciens. 

Et pourtant, il est  aussi prouvé que cette société MANIEMA UNION 2 ne figure même pas dans le répertoire des sociétés se trouvant dans l’atlas du domaine forestier de la RDC, selon une source proche du Secrétariat général.

Plus grave, toutes ces mesures de l’ancien ministre ont été prises après la clôture de ce processus de conversion des anciens titres qui a été sanctionné par un moratoire en matière d’octroi de nouvelles concessions forestières, institué par le Président de la République, Chef de l’Etat interdisant des nouvelles allocations forestières (signature de nouveau contrat).


De ce qui précède, il est possible de conclure qu’une superficie envoisinant  les 3.671.781 ha, soit une fois et demie (1,5 fois) la superficie de toute la Belgique et deux à trois fois le Lesotho, que la Société MANIEMA UNION 2 détiendrait illégalement, car issues des concessions rétrocédées à l’Etat congolais et des concessions reprises illégalement aux concessionnaires légaux avant la date butoir fixée dans les jalons 2018 du CAFI, et ce, sans raison valable. Ce n’est donc que pour des fins pécuniaires, et que Maniema Union 2, a à son tour cédé à la firme Chinoise WANG PENG INTERNATIONAL. Ces superficies précédemment couvertes par ces concessions se trouvent donc en danger de disparition. Elles sont exposées à la dévastation  des chirurgiens forestiers chinois qui déracinent tous les arbres, en embarquant tous avec les feuilles. On se pose la question de savoir pour quelle fin ? Ils se seraient même éloignés du respect des normes de gestion durable des forêts.

C’est ici qu’il sied d’attendre des réponses de l’Administration forestière aux questions telles que : ‘’Peut-on être détenteur d’un permis de coupe de bois d’œuvre PCIBO, sans au préalable signer un contrat de concession forestière avec l’Etat congolais ?’’ En d’autres termes : ‘’Comment cette même société absente dans l’atlas du domaine forestier de la RDC, non détentrice d’un seul contrat de concession forestière, selon Monsieur José ILANGA, peut disposer d’une si vaste superficie des forêts ?

Selon des sources proches de la société civile,  une somme de 20.000 dollars Américains a été déboursée par la même société, sous la bénédiction de son Directeur Général et celle de Monsieur le Directeur de Cabinet de l’ancien Ministre de l’Environnement et Développement Durable Amy AMBATOBE NYONGOLO sur autorisation de l’actuel ministre intérimaire d’organiser une mission de terrain impliquant les techniciens des Directions de Gestion Forestière « DGF », ceux d’inventaires et Aménagement Forestiers « DIAF » et de la Cellule Contrôle et Vérification Interne « CCVI ».

Comment une société forestière industrielle non détentrice d’un contrat de concession forestière, ne figurant pas dans l’atlas forestier de la RDC, peut détenir une autorisation de coupe de bois d’œuvre (PCIBO) et de surcroit mobiliser les techniciens de l’administration forestière pour une mission de terrain ? Et pour quelle raison ? Que peut-on espérer du rapport qui y sera produit lorsque c’est la même société MANIEMA UNION 2 miroir de la société WANG PENG INTERNATIONAL qui aurait financé ladite mission. Qu’est-ce que l’administration forestière et le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement veulent-ils cacher en organisant cette mission de terrain à Ingende (siège du chantier des Chinois associés à la société MANIEMA UNION 2) sans soubassement (pas de contrat forestier selon eux). Cependant les Chinois associés de la Société MANIEMA UNION 2 ne travaillent pas comme des exploitants artisanaux mais des concessionnaires forestiers.

Quant à ce qui se passe au sein de l’Administration forestière, il est loisible de décrier la manière très légère dont une franche des cadres et agents précédemment éligibles à la retraite suite au processus de réforme intervenu dans ce ministère, mais qui en ont échappé et on ne sait par quel miracle. Aujourd’hui, ces rescapés de la retraite sont en phase de négocier et de vendanger à leur avantage, toutes les décisions prises par eux ou mieux encore influencent la prise de décisions des autorités du ministère et de certains jeunes cadres et agents assoiffés d’argent sous leur service. Ceci est une des raisons de la décadence actuelle du Ministère de l’Environnement, donc il faut pallier au plus pressé pour finaliser ce processus de réforme, dont les fruits juteux seraient : L’amélioration des conditions de travail des cadres et agents du Ministère de l’Environnement ; La mise à la retraite de tous les cadres et agents ayant atteint 65 ans d’âge et 30 ans de service ; et le recrutement des nouveaux agents ou mieux encore la régularisation de la situation administrative des anciennes unités engagées depuis plus de 10, 15 et 20 ans. Une bonne partie de ces activités a été déjà accomplie, il faut proposer en urgence la finalisation de la seconde condition importante pour faire partir au plus vite au sein de l’administration forestière du Ministère de l’Environnement et Développement Durable ces cadres et agents véreux.

Face à ces disfonctionnement, qu’il s’agisse de l’administration forestière ou du positionnement des cadres et agents dans certains postes, selon la même source proche de la société civile, l’on décrie le silence du Secrétaire Général intérimaire du Ministère de l’Environnement, Monsieur Benjamin TOIRAMBE BAMONINGA, produit d’une sculpture façonnée par le Ministre Amy AMBATOBENYONGOLO, alors qu’il n’a pas suivi un parcours administratif normal. Voilà encore une fois ce que le clientélisme apporte comme dérapage au sein de l’administration, a dénoncé un activiste de la société civile.

Nicole Kakese/CP

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