Accusé de rébellion contre les mesures conservatoires prises du Président de la République en rapport avec le mouvement du personnel à l’OCC : Le DG Risasi Tabu plaide non coupable !


17 Jul

Le syndicat, Renouveau de l’Action Syndicale, RAS en sigle, est monté au créneau pour fustiger le comportement de la Direction Générale de l’OCC qui s’acharne sur ses affiliés. Depuis l’organisation des élections syndicales, la Direction Générale a ouvert une guerre ouverte contre ce syndicat qu’elle ne voudrait pas voir opérer au sein de cet établissement public à caractère scientifique et technique, œil et Conseiller du Gouvernement national en matière de contrôle de qualité, de quantité et de conformité. Pour ce syndicat, cet acharnement vise à terroriser les agents pour qu’ils ne puissent plus adhérer en son sein.  

Derniers cas en date, les sanctions infligées à ses affiliés de la Direction Provinciale du Maniema. Ce qui a conduit RAS à saisir l’Inspection Générale du Travail pour violation de la Convention collective dans le chef du Directeur Général de l’OCC. Ces sanctions sont ainsi, selon RAS, des actes de rébellion contre les mesures conservatoires prises par le Président de la République à travers son communiqué officiel rendu public en date du 25 janvier 2019. Pour RAS la Direction Générale a procédé pratiquement à des affectations en annulant les dispositions antérieures qui avaient élevé ses affiliés à leurs postes respectifs. Car, lorsque le RAS, analyse la copie du compte – rendu de la réunion mixte du 20 mai 2019, écrit Jean Musa Mwilima, signataire de cette plainte en sa qualité de Secrétaire Général du RAS, ‘’il ressort que ladite réunion constatait un malentendu entre deux employés de l’OCC, pour lequel l’Employeur, en bon père de famille, devrait chercher les voies et moyens pour entendre les deux parties avant de tenter soit une conciliation des vues, soit un recours à la procédure administrative ; au lieu de choisir un camp au détriment de l’autre employé de l’OCC.

‘’Pour un problème entre agents de l’Office, sans que l’OCC n’ait enregistré un quelconque préjudice matériel ; nous n’avions pas compris l’attitude de la Direction Générale qui s’est obstinée à infliger des sanctions non motivées’’, relate-t-il.

Pour lui, ‘’ce comportement récidiviste du Directeur Général de l’OCC constitue une rébellion manifeste vis-à-vis non seulement du Conseil d’Administration de cet Office et, bafoue la décision prise par son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, par le biais de son Directeur de Cabinet Monsieur Vital KAMHERE, interdisant tout mouvement du personnel jusqu’à nouvel ordre, dans toutes les entreprises publiques. Il suffit d’examiner la lettre Réf. OCC/DG/RTM/2406/2019-EKM du 04 juillet 2019 pour se rendre compte du mépris de la Direction Générale vis-à-vis de la Présidence de la République et du Conseil d’Administration de l’OCC’’, conclut Jean Musa qui demande l’implication de l’Inspection Générale du Travail pour la réhabilitation de ses affiliés.

L’OCC respectueux du mot d’ordre de la Présidence

Contactée, une source proche de la Direction Générale de l’Office Congolais de Contrôle se dit surprise de savoir qu’elle a enfreint aussi bien aux textes légaux et réglementaires qu’aux mesures conservatoires du Président de la République. Ces mesures, reprend la même source, portent sur deux volets : administratif et financier. Financier, dans la mesure où il est interdit les dépenses autres que celles liées au fonctionnement régulier et au paiement des salaires des agents. Administratif en rapport avec le mouvement du personnel (engagement, affectation ou mutation du personnel).

En ce qui concerne le deuxième aspect de ces mesures, la même source indique que ces mesures sont respectées sur toute l’étendue de la RDC. Il n’y a aucun acte pris par le Directeur Général opérant un mouvement du personnel depuis le 27 janvier 2019 où l’OCC a été officiellement notifié de ce communiqué officiel du Président de la République.

Et pourtant, à ce jour, poursuit la même source, l’OCC est dans une urgence d’engager de nouvelles unités pour animer les nouvelles agences créées et surtout de nouveaux laboratoires construits ou réhabilités sur toute l’étendue de la RDC, précise cette même source.

La Direction Générale de l’OCC, a conformément à ce communiqué officiel du 25 janvier 2019, introduit une lettre à la Présidence de la République pour solliciter une dérogation en vue de répondre à ces besoins d’engagement de nouvelles unités ainsi que la mutation ou l’affectation des agents pour animer toutes ces nouvelles structures. Cette lettre est encore en cours de traitement au niveau de la Présidence, renseigne cette même source qui précise que c’est ce qui fait que la Direction Générale de l’OCC est dans l’incapacité de déroger aux mesures conservatoires qui du reste, ont toujours été prises, par un nouveau régime ou un nouveau Gouvernement en vue d’évaluer la situation pour des décisions appropriées.

Quid du Maniema ?

En rapport avec la situation de la Direction provinciale du Maniema, la Direction Générale estime que les mesures conservatoires n’arrêtent pas le fonctionnement normal de l’établissement. Surtout en ce qui concerne l’application du barème disciplinaire.

Ici, la source proche de la Direction Générale de l’OCC signale qu’il s’est agi d’une violation de la convention collective dans le chef des agents qui ont été sanctionnés. Sur le plan disciplinaire, ils ont écopé une sanction de mise à pieds des 15 jours. Il s’agit du Chef de Division d’Exploitation, du Chef de Division Administratif et Financier et d’un Chef de Bureau, tous à ces postes depuis 2016 à titre intérimaire, étant donné que la Direction Provinciale du Maniema, garde encore l’ossature d’une agence. Agence, puisqu’il n’y a pas longtemps qu’elle a été élevée au rang d’une Direction Provinciale de Maniema, DIRMA. Jusqu’à ce jour, indique la même source, la Dirma n’a pas encore des Services d’une Direction provinciale. Voilà pourquoi, tous les animateurs de cette Direction sont généralement des intérimaires, confirme la même source. La mise en place, déjà envisagée a été stoppée par les mesures conservatoires prises par la Présidence de la République et l’OCC s’y soumet scrupuleusement, a précisé la même source. Ce sont donc des intérimaires qui ont été sanctionnés pour des faits graves. Entre temps, l’OCC devrait fonctionner. C’est ce qui justifie la nomination des autres cadres pour assurer l’intérim de ceux qui ont écopé des sanctions disciplinaires.

Ces sanctions, ne concernent en rien les mesures conservatoires du Chef de l’Etat, insiste la même source.

De l’intérim

En rapport avec l’intérim, la source proche de la DG de l’OCC, note que le Directeur Général ne peut désigner que des femmes ou hommes compétents et loyaux. C’est ce qui justifie la désignation des femmes et hommes aux fonctions et postes restés vacants suite aux sanctions infligées à ces trois agents, a indiqué la même source. Comprenant qu’ils ne pourront pas retrouver ces postes qu’ils occupaient à titre intérimaire et qu’ils n’ont pas de compétence requise pour mériter la confiance de la Direction Générale, ils ont donc choisi de secouer leurs fibres tribales pour s’attaquer à la Direction Générale à travers le syndicat RAS, fait observer la même source.

‘’Nous insistons que les mesures conservatoires prises par la Présidence de la République sont scrupuleusement respectées’’, a martelé la source.

Voilà pourquoi, en position d’affecter, d’engager ou de muter des agents dans les laboratoires construits ou réhabilités à Kindu, Aru, Bunia, Maagi, Butembo, Kasindi, Bunagana, Sedea, Kasweshi, Bukavu, Uvira, Baraka, Kolwezi, Fungurume, Lubumbashi, Kolwezi, Kalemie, Likasi, Kasumbalesa, Kisangani, Doko, Mwene-Ditu, Mbuji-Mayi, Moanda, Matadi, Lufu, Lukala, Kikwit, etc., la Direction Générale continue à attendre l’autorisation de la Haute Hiérarchie du pays pour animer toutes ces nouvelles unités.

La Direction Générale se réserve de publier dans les médias ce dont ils sont reprochés pour leur honneur et dignité, indique la même source qui affirme que l’OCC a la chance d’avoir un serviteur de Dieu à sa tête. Un homme qui a été appelé par Dieu pour relever une entreprise qui était en lambeaux suite aux querelles entre l’ancien DG avec l’ancien Premier Ministre qui avait supprimé beaucoup de taxes de l’OCC au point d’enregistrer plusieurs mois d’arriérés de salaires.

Rigoureux et craignant Dieu

Chrétien engagé et craignant Dieu, Risasi Tabu Wa M’Simbwa, a un seul défaut : celui d’appliquer la rigueur dans la gestion de cette entreprise publique. Son cœur l’a conduit à débuter depuis un temps à apurer les arriérés des salaires des retraités et des morts. Depuis 2005, le Portefeuille avait instauré une prime de bonification pour les mandataires qui réalisaient les performances dans l’atteinte des assignations. Jusqu’à ce jour, cette prime était partagée entre les mandataires. Mais aujourd’hui, Tabu Risasi, fils-maison, a élargi cette prime à tous les agents et cadres de l’OCC étant donné que ce sont eux qui sont au four et au moulin pour la réalisation de ces performances sous l’impulsion bien sûr de la Direction Générale. Il n’y a qu’homme de Dieu qui peut avoir pareil cœur pour appliquer l’équité et la justice, s’est réjoui cette source qui croit que la guerre menée contre le DG de l’OCC est d’ordre spirituel surtout que les gens étaient déjà habitués à tremper dans des magouilles avec les anciens Comités de gestion. Tabu Risasi a suspendu l’entretien des syndicalistes pour clochardiser les agents. Aujourd’hui, chaque agent se retrouve et on a apuré tous les arriérés des salaires.

Voilà ce que ne supportent pas certains délégués syndicaux dont l’herbe a été coupée sous leurs pieds, a conclu cette source.

Dossier à suivre.

JCN


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