Plénière de la honte: Henri Thomas Lokondo invalidé par la motion politique.


22 Apr

Une pièce de théâtre qui se joue à l'Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo s'intitule: ''La motion réglementaire tu la fermes, je suis politique politicienne !"

Les acteurs de cette comédie sont généralement les députés nationaux, le Pprd François Nzekuye Kaburaneza et le Palu Willy Makiashi en face d'un metteur en scène octogénaire et Président du Bureau provisoire, Pierre Manoka Makonzi, devant les spectateurs du Fcc-Cach, contre des acteurs réguliers Henri Thomas Lokondo et Fabrice Albert Pwela.


Au commencement fut le refus de valider les élus nationaux de Beni ville et territoire, Butembo et Yumbi. Après tractations, le Bureau provisoire par une autre comédie, rejette l'ordre du jour de la plénière subséquente dont sa décision n°010 du 17 avril produit déjà ses effets, notamment l'appel à la candidature aux différents postes au Bureau définitif de la Chambre basse du Parlement.

Après cet épisode qui, suspendant la séance plénière du samedi 19 avril courant, la vraie comédie s'est jouée ce lundi 21 avril dès 14h l'heure après l'adoption de l'ordre du jour par 327 députés présents avec comme matière inscrites : Examen et adoption des procès verbaux n°007, 008, 009. 010 et 011; validation des pouvoirs des députés nationaux comme arriérés; communication du Président et audition des messages des candidats.

Après adoption in globo des procès- verbaux, la Chambre a validé les 15 de Beni ville et territoire, Butembo et Yumbi. Après validation, Muhindo Nzangi sollicite la motion d'ordre relative à leur participation au processus en tant qu'électeur et éligible car, la nouvelle donne qui s'ajoute, 103+10 élus Lamuka, la proportionnalité est de cinq postes pour la Majorité Fcc-Cach et deux pour Lamuka. Donc, en tant qu'électeur validé, on doit revoir le processus en cours. Un refus catégorique du Pprd François Nzekuye qui fait voter sa motion relative à ne plus revenir sur le processus enclenché d'enregistrer les candidatures étant donné que le Bureau a déjà clôturé la réception et traitement des candidatures.

Cependant, dans un autre épisode dont les acteurs de la pièce de théâtre qui changent l'intitulé s'articule : ''Achevons malhonnêtement Henri Thomas Lokondo''.

Cette comédie à pour metteur en scène François Nzekuye et Willy Makiashi. L'un tente de convaincre la plénière que les candidats à l'élection du Bureau définitif sont présentés par leurs partis politiques ou regroupements. D'où, Henri Thomas Lokondo qui est élu du Palu et alliés, sa candidature n'est pas conforme. D'où, l'invention de la nouvelle motion politique pour l'invalider. Appuyé par Willy Makiashi que son regroupement n'a pas mandaté ni appuyé et/ou soutenu la candidature de Lokondo, d'où son invalidation.

Malgré l'appui dont jouit Henri Thomas Lokondo par ses collègues de le voir candidat, malgré ses interventions pour mettre à nu la conspiration contre sa candidature, le Bureau provisoire de l'octogénaire Pierre Manoka subit la pression jusqu'à reconnaitre que la motion de Nzekuye de vouloir invalider Henri Thomas Lokondo n'est pas règlementaire, le coup de massu s'est produit lorsque le Président du Bureau provisoire annonce que la motion de François Nzekuye est politique. Cette fois-ci, il la soumet au vote dans une confusion totale où les élus nationaux n'en maîtrisent pas son sens.

Dans cette confusion, il suspend la plénière. A l'instant le protocole de l'Assemblée nationale annonce qu'elle est suspendue pour dix minutes. Quelques secondes après, le même protocole transporte les chaises des membres du Bureau provisoire, dans une confusion totale, sans audition des messages de différents candidats, en ce que le calendrier prévoit l'élection ce mardi 23 avril.

Que cache cette confusion.

A en croire nos analyses, la phobie du Sénat sous Kengo alors majoritaire à la Majorite Présidentielle (MP) hante encore le Fcc-cach. ''Pour ne pas vivre le même spectacle, il faut inventer les théories des hiboux, nuire à tout prix, pourvu que nous atteignions notre but''. Donc, Lokondo est en même de renverser la tendance de par son expertise parlementaire, son expérience, sa probité morale. D'où, la meilleure manière est de créer les théories maffieuses juridico-politiques et immorales, a-t-il dénoncé pour l'invalider.

Ceci justifie cela, la candidature de Henri Thomas Lokondo étant conforme au Règlement intérieur de sa chambre, ce mardi il va prendre part à l'élection en tant que candidat Président de l'Assemblée nationale.

Enfin soutient-il, j'ai déjà gagné mon élection dans toute l'opinion, malgré vos moyens financiers et matériels, vous pouvez me battre. Pourquoi avez vous peur que j'aille à l'élection ce dont, je suis perdant au regard de vos moyens?

En conclusion, pour Albert Fabrice Pwela sa candidature est rejetée car, son regroupement aurait écrit après qu'elle soit déclarée conforme au Règlement Intérieur. Et Henri Thomas Lokondo sa candidature est invalidée politiquement malgré que son Palu et alliés n'étant pas signataire de la Charte du Fcc. Qui est élu du Fcc ici? A-t-il demandé à la plénière. Bouche bée.

Enfin donc, l'argument avancé de retirer sa candidature ne colle pas. Chaque élection est autonome selon les scrutins, nous affirme Noël Botakile Batanga. Sur un scrutin l'on peut se présenter sous un label à un autre sous un autre label, prenant comme jurisprudence, le Président honoraire, candidat indépendant pourtant ayant sa famille politique bien identifiée. Certains candidats élus sous le label de leur parti politique aux législatives, tandis que sous un autre label au gouvernorat.

Sur ce, l'opinion retiendra que Lokondo est la symbolique même de la démocratie, de la liberté d'expression et de la pensée.


Ce qui fait penser que la majorité parlementaire n'est que factice. Elle n'est ni numérique, ni réelle, dans la mesure où tous les Députés FCC avant de voter, ils doivent jeter un coup d'œil sur la réaction de Janeyt Kabila, ''juemelle'' de l'ancien Président Joseph Kabila pour voter. C'est croire que l'épouvantail Kabila pèse encore sur ces vieux papas dont les professeurs d'université qui ne peuvent décider que sur ordre de l'homme fort de Kingakati.

La vérité, est que la démocratie est prise en otage par le clan Kabila qui devrait exécuté les ordres qui viennent d'ailleurs et qui n'ont rien avec les Congolais. Parce que Mabunda est une compétence qui devrait competitir avec Lokondo pour donner du poids à sa victoire selon l'adage du Cid de Corneille qui dit:"A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire''.

PRR/IN

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