Comme Mobutu : Dieu a abandonné Kabila!


27 Jan

Que des morts ! Que des mensonges cousus de fil blanc ! Que des missions de lobbying en Occident : USA, Europe et dernièrement au Vatican. Le trésor public ne fait que vomir pour le maintien du régie de Kinshasa au pouvoir mais en vain. Tout se dérobe sous les pieds de Joseph Kabila en dépit de toutes les dépenses effectuées jusqu’à ce jour. Il ne reste que l’arrogance de ses communicateurs, lui étant réputé taiseux et la forme de l’armée qui accordent encore un peu de temps au régime qui semble à ce jour comme putschiste à la suite de fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila depuis le 19 décembre 2016. Même les militaires et les policiers semblent également lassés. Surtout que leur traitement est à désirer avec la fluctuation du taux de change et les conditions inhumaines dans lesquelles ils ont été placés dans les camps. Durant les 20 dernières années, aucun camp militaire, ni de la police construit. Ce qui pousse militaires et policiers à vivre dans des conditions infrahumaines avec leurs enfants et femmes.

C’est là que l’on comprend qu’il y a un temps pour tout sur la terre, comme le disent les Saintes Ecritures. Un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassements. Le régime de Kinshasa conduit par le Président de la République Joseph Kabila Kabange semble avoir été abandonné par les divinités. Les faits le prouvent.
Sous d’autres cieux, face aux catastrophes et scandales qui bousculent la RDC, le Chef de l’Etat serait sorti de son silence pour s’adresser à sa population pour lui assurer de son soutien, la consoler ou compatir aux malheurs qui la frappent. Que non. Le Président de la RDC se plait dans son attitude taiseuse, comme avait eu à l’exprimer le Porte-parole du Gouvernement. Serait-il il dicté par cette attitude ou par manque d’amour envers la population congolaise ? Même dans une monarchie, un Roi se serait comporté avec un peu de compassion envers ses sujets face aux malheurs qui les frappent.

Mais en RDC, on assiste à une indifférence qui frise une occupation ou une colonisation où les conquérants n’ont besoin que du butin en se servant de certains valets chargés de chanter à leur louange pour donner l’impression que le prélèvement du butin serait l’œuvre des nationaux.
Plus grave, certaines personnes vêtues en tenue des FARDC ou de la Police Nationale Congolaise dans les deux manifestations du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 paraissaient mercenaires au regard de la langue qu’ils parlaient qui ressemblerait aux Sud-soudanais ou aux Erythréens sans cœur dans la manière de tirer à balles réelles sur la population armée de Bibles, crucifix, chapelets, croix,…

En effet, les Saintes Ecritures poursuivent pour dire en Job 33, 14-19 : ‘’Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre et l’on n’y prend point garde. Il parle par les songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leurs couches. Alors Il leur donne les avertissements et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil, afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive. Par la douleur aussi, l’homme est repris sur sa couche, quand une lutte continue vient agiter ses os…’’

Ce parler de Dieu passe souvent très loin des hommes avertis surtout pour ceux rendus fous par les divinités pour les perdre. Ne dit-on pas que Dieu rend fou celui qu’Il veut perdre ?

En effet, c’est ce qui arrive avec les autorités de Kinshasa qui semblent s’engager dans un bras de fer avec les divinités pour ne pas percevoir tout ce qui leur est transmis comme message à travers les faits contrariés en face de tous les efforts fournis.

Secrets dévoilés

Lorsque l’on regarde comment tout ce qui est concocté dans les hauts laboratoires du régime a été porté sur la place publique, partant de la nomination et du conditionnement de Monsieur l’Abbé Malu-Malu, à la Commission Electorale Nationale Indépendante ou sa mort ; le projet de loi Boshab qui a été adoptée au Parlement le jour de la commémoration de la mort du Héros National Lumumba pour provoquer mort d’homme le lundi 19 janvier 2015 ; la photo du Vice-président de la CENI dans une réunion du PPRD à Kingakati tenue autour de son autorité morale et Président de la République sur les stratégies électorales ou encore cet enregistrement audio qui a fuité pour tomber à la rédaction du Magazine Jeune Afrique où les bonzes du PPRD se félicitaient des prouesses de tricherie réalisées pour conserver le pouvoir ou enfin, ce recrutement des anciens éléments du M23 chargés de tirer sur les manifestants à bout portant…, rien ne se cache.

Le Premier Ministre Tshibala, a instruit, sur injonction du Cabinet du Président de la République son Ministre des Droits Humains Marie-Ange Mushobekwa d’aller extorquer la signature de la fille Dorcas Makaya et obtenir d’elle la torsion de la vérité en rapport avec la version de la balle reçue et qui avait déchiré sa bouche et sa langue. La Ministre a commis l’erreur de se faire accompagner de la professionnelle et Chrétienne Rachel Kitsita qui n’a pas hésité, en dépit de l’interdiction, de publier les images de la fille et du Ministre qui l’a obligée à remercier le Premier Ministre Tshibala.

Même les mensonges des communicateurs de la Majorité, partant du Ministre Porte-parole du Gouvernement jusqu’au Porte-parole de la Majorité Présidentielle sont décryptés même par de jeunes élèves, qui décèlent les indices de la manipulation et de la désinformation.
Bien plus grave, c’est ce guet-apens tendu au pouvoir le 31 décembre 2017 et ce dimanche 21 janvier 2018 où le régime a réagi par des moyens disproportionnés face aux manifestants armés de Bibles, chapelets, crucifix, croix, rameaux,… pour demander l’application intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Leur itinéraire tel que tracé dans les communiqués lus dans les paroisses catholiques respectives ne devraient pas dépasser une distance de 300 mètres. Mais l’armée a pénétré certains lieux de cultes pour disperser les fidèles qui étaient encore en pleine concentration. Les gaz lacrymogènes ont été lancés et les femmes se sont mises à maudire le Président de la République.
Les forces de sécurité ont fait usage des balles réelles et le bilan est très lourd. Des dizaines de personnes ont perdu leurs vies. Ce qui prouve que le régime est assis désormais sur la force de l’arme. C’est donc un régime militaire qui a opéré un coup d’Etat le 20 décembre 2016.

Messages des hommes de Dieu

Dans son message à la suite de la répression de cette marche du Comité laïc de Coordination, Mgr Cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo n’a pas mis sa langue en poche pour condamner l’usage de la force pour tuer et profaner les lieux de culte. Il a décrié l’incapacité du pouvoir en place à sécuriser la population. Il est allé plus loin pour déclarer : ‘’ Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDCongo ».

Traitant la gestion du pays et de ses dirigeants des médiocres, le Cardinal Monsengwo a fait passe à l’Eglise Protestante. A travers l’homélie du Révérend Pasteur David-François Ekofo, il a été prouvé avec les exemples palpables qu’il n’existe pas réellement d’Etat en RDC. Un Etat où aucune norme n’est respectée, ni en termes de l’égalité des personnes devant la loi, ni en matière du respect du Code de la route ou encore dans la distribution équitable des ressources naturelles de la RDC.

A titre illustratif, le Révérend Ekofo a démontré comment la législation en matière de conduite des véhicules est violée : ‘’en RDC, la conduite est à droite. Le volant est à gauche, comme en Allemagne et en France. Contrairement aux pays anglophones où le volant est à droite et la conduite à gauche. Mais depuis un temps, l’on importe des véhicules dont le volant est à droite pendant que la conduite est également à droite. Ce qui ne devrait pas se faire sous d’autres cieux dont les USA où pareils véhicules devraient être déclarés non conformes à la législation en vigueur’’, a-t-il déclaré. De même, étudiant aux USA pendant que le Président Reagan a connu une tentative d’assassinat en 1987, le criminel, comme Armand Tungulu, n’a pas été aussi tué parce qu’il a voulu tuer le Président des Etats-Unis. Un citoyen américain était jugé devant une juridiction américaine pour avoir tiré sur un citoyen américain, Président de son état. Voilà un Etat de droit, a-t-il souligné. Contrairement en RDC. Armand Tungulu a été tué. Même Ne Mwanda Nsemi qui s’est attaqué au Chef de l’Etat serait aussi tué, selon certaines indiscrétions.
Le Révérend Ekofo est aussi allé plus loin pour mettre en garde les pays étrangers qui profitent de la faiblesse actuelle de la RDC pour prendre un pan de ses terres. Il a également invité les Etats occidentaux à venir au secours à la RDC.

Un seul son à l’endroit de Kabila

Les hommes de Dieu ont levé le ton comme dans un chœur pour désapprouver la gestion du pays par le Président de la République. A cela, il faut ajouter les catastrophes qui ont conduit à des milliers de morts, l’incapacité du Gouvernement à maitriser le cadre macroéconomique, l’endettement de l’Etat congolais à travers le trop perçu de la TVA dont le montant s’élève à plus d’un Milliard de dollars américains au point de priver le Gouvernement de 100.000$ au cas où il décidait de payer cette dette seulement s’il rendait régulier le paiement des charges fixes du Gouvernement, notamment les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat.

Une fuite inutile chez les Protestants

Fuyant les admonestations du cardinal Laurent Monsengwo Pansinya en allant chez les Protestants pour célébrer le 17ème anniversaire de l’assassinat de feu président Mzee Laurent-Désiré Kabila, les autorités de la RDC ainsi que la famille biologique du Président Joseph Kabila ont trouvé le pasteur responsable de la Cathédrale du centenaire de Kinshasa, le Pasteur François-David Ekofo, bien débout sur ses deux pieds pour cracher la vérité toute crue, comme l’avait fait le prophète Nathan devant le tout puissant Roi David. Si son Eminence le cardinal Laurent Monsengwo Pansinya n’avait trouvé mieux que de coter et de sanctionner le pouvoir en place par la mention « Médiocre » comme dans toutes les écoles catholiques pour la gestion de la Res Publica, les Protestants eux sont allés plus loin pour dire tout simplement que la RDC est un « Non Etat !»

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