Bruno Tshibala s’exhibe en spectacle dans les rues de Londres !


24 Mar

Il n’est pas bon que la richesse, surtout celle obtenue par des voies malhonnêtes atteigne quelqu’un tard dans sa vie. Mieux, il faut que la montée soit effectuée dans le respect des marches au lieu d’être catapulté dans les sommités sans avoir franchi toutes les marches de la vie. C’est ce que l’on peut dire du Premier Ministre Bruno Tshibala ou de son Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire qui ne savent pas s’apprécier ou se donner la valeur relative à leurs hautes charges d’Etat qu’ils occupent. 

Ils se comportent surtout lors de leurs séjours en Europe comme des adolescents qui venaient de faire la découverte de l’Europe. Si pour le Ministre de l’Esu, qui s’était fait photographier par son Chargé de missions dans un shop, essayant une nouvelle veste pendant que celui-ci tenait l’ancienne en mains à Paris lors d’une rencontre de l’UNESCO où il a été représenter la RDC avec son Collègue de l’Enseignement Primaire, Secondaire et professionnel, l’on pouvait comprendre que dans une place cachée ; le Premier Ministre, lui, se livre d’une manière ostentatoire à un spectacle désolant de prise des photos sur la place publique dans les rues de Londres, en Grande Bretagne. Bien plus grave, il s’y livre en s’exposant avec un journaliste et une femme blanche. On se croirait devant un enfant surpris par son arrivée en Europe. Et pourtant, Bruno Tshibala a effectué beaucoup de périples en Europe, grâce à la confiance placée en lui par celui dont il a trahi la mémoire et vendu mal son image, Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire.

Pendant que Tshibala se livre à ce spectacle éhonté, sa famille offre une bagarre à celle de son Directeur de Cabinet, dans les bureaux de l’Etat. La scène est filmée et traverse et perce tous les réseaux sociaux dans l’ignominie de toute une Nation. Son gendre, un homme qui se serait marié à sa fille en opportuniste, nommé pour cela aux fonctions sans contenu de Conseiller Spécial Technique, est arrivé au bureau du Directeur de Cabinet, Michel Nsomue, où il s’est fait attendre pendant toute une journée pour avoir ses frais et ordre de mission bloqués par ce dernier. Il ne peut tolérer au-delà, avant de s’improviser dans le bureau du Dircab qui déchire les ordres de mission et les lui jette sur le visage, pour la seule et simple raison, qu’en les établissant, l’homme a souhaité trafiquer l’objet de mission. Une erreur s’est glissée, dans l’établissement de cet ordre de mission où l’on réalise que sur le premier, l’entête est ‘’Le Premier Ministre’’ et le second :’’Le Directeur de Cabinet’’. Ces erreurs font monter les éclats en l’air.  Le gendre du Premier ne peut supporter cet affront. Il se jette sur le Dircab. La fille de Nsomue, Sa Parsec, qui est dans son antichambre entend l’altercation entre son père et le gendre du Premier. Elle entre en danse, se jette sur le dos du gendre du Premier et lui mord de ses fortes dents.

L’homme ne peut supporter. Il fait appel à la fille du Premier qui ne tarde pas à atterrir à la Primature. Elle menace de traduire en justice la fille du Dircab. La confusion est totale.

La toile a abandonné pendant ce temps, de pleurer Rossy Mukendi, Eric de Mbandaka  pour se pencher sur ce qui a fait la honte de la République. Les vidéos et les réactions des uns et des autres sont partagées. Ce que les gens ne savent pas comprendre, est qu’une grosse intelligence, une grande et haute tête de la RDC, en la personne de Michel Nsomue ait accepté de travailler dans un environnement pollué qu’il a décrié par la suite et sur la place publique. Ce qui a démontré que sa nomination n’a pas été le fruit de conviction de Bruno Tshibala. Parce que les fonctions de Premier Ministre sont caractérisées d’une part, par la loyauté et la fidélité et d’autre part, par la compétence et l’expertise. Si Nsomue remplit les critères de compétence et d’expertise, il lui a manqué cruellement la loyauté à son chef qu’il a vilipendé sur la place publique.

Ce qui a fait croire à certains de comprendre qu’il a été le choix de Joseph Kabila, à travers le prof Lumanu Mulenda Bwana Nsefu que celle de l’UDPS où ce monétariste n’avait jamais foulé son nez.

Et là, très vite, certains analystes de la scène politique congolaise ont fini par conclure à une stratégie de la Kabilie qui consiste à débaucher les Opposants et les membres de la société civile. Surtout tous ceux qui étaient virulents contre le régime. Elle les expose à la vindicte populaire. Ce sont eux qui doivent faire la publicité et la propagande de Joseph Kabila. Les véritables Kabilistes ou Josephistes sont gardés. Après les avoir ainsi exposés, la Kabilie les projette comme un citron pressé. Ils sont donnés à la population dans leur honte totale et ne savent plus, ni être accepté comme membres de l’Opposition, ni rentrer à la Majorité présidentielle dont ils n’ont ni contact, ni numéro de l’Autorité Morale.

C’est le cas de Yves Kisombe, Makolo Kotambola, Papy Tamba, Germain Kambinga et aujourd’hui, Steve Mbikayi, Ndeko Basile,…

La Kabilie s’attaque à ses propres fils lorsqu’elle sent qu’elle n’a plus besoin d’eux. C’est elle qui organise les détournements et différents vols, c’est elle qui utilise les gens pour les  dénoncer dans les médias. Le cas d’Evariste Boshab et d’Adolphe Muzito qui, après avoir servi Joseph Kabila et détourné ont été livrés à la vindicte populaire pour dénoncer différents détournements et achats de plusieurs immeubles sur la ville.

Malheureusement, les Congolais ne comprennent pas que c’est une recette que les Belges avaient appliquée en leur temps, passée à Mobutu pour la laisser aux mains de l’occupation.

C’est à ce propos que les vrais analystes comprennent que Tshibala n’a plus beaucoup de jours à la Primature. La Kabilie a réussi à exposer les proches d’Etienne Tshisekedi pour prouver noir sur blanc que l’on ne peut jamais compter sur les Opposants ou les membres de la société civile.

Voilà ainsi compris, le travail que fait le Kabiliste Jean Marie Kassamba aux côtés de Bruno Tshibala, sans qu’il ne s’en rende compte. Pourquoi n’a-t-on pas laissé les mains libres à Tshibala pour désigner son propre cabinet que tous les collaborateurs lui ont été imposés par la Kabilie ? Tous ceux qui sont à la communication comme dans différentes cellules importantes lui ont été imposées par la Kabilie.

Nicole Kakese/CP

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