Avant Kinshasa, Yumbi d’abord : Gentilly Ngobila doit se retirer de la course !


01 Apr

Avant Kinshasa, Yumbi d’abord :

Gentilly Ngobila doit se retirer de la course !


Il en va de l’honneur de l’ancien Président de la République. Joseph Kabila, Autorité Morale de la plateforme Front Commun pour le Congo, FCC qui a aligné dans la course l’homme sur qui pèsent les soupçons des massacres à grande échelle et de génocide dans la province de Mai-Ndombe à Yumbi où on a même perdu les commis de l’Etat dont l’Administrateur du territoire de Yumbi.

En procédant à son investiture, le FCC s’est tiré une balle dans le pied. A moins qu’il veuille perdre la ville de Kinshasa. Parce qu’il est et sera indécent pour les députés provinciaux, quels que soient les avantages qu’ils vont recevoir de Gentilly Ngobila de voter pour un présumé organisateur des massacres de Yumbi, indique un analyste politique sous signature de  l’anonymat. Il est impossible, quel que soit le degré de l’immoralité d’un élu du peuple, de charger sa conscience, tout simplement pour l’argent ou à cause d’un mot d’ordre donné. Surtout que l’Assemblée provinciale est conduite par un homme de Dieu qui n’acceptera pas de participer dans les péchés de quelqu’un qui n’est pas encore lavé.


Parce que les actes de violence commis à Yumbi pourraient constituer des crimes contre l'humanité. C’est un rapport des Nations Unies qui l’affirme. Un rapport rendu public le lundi 12 mars 2019 dernier. La mi-décembre, juste avant les élections, ont été menées plusieurs attaques meurtrières sur la communauté Banunu, faisant au moins 535 morts.

D'abord, il y a l'ampleur du bilan : au moins 535 morts, 111 blessés et 16 000 déplacés ont été répertoriés par l'ONU. 967 bâtiments détruits également, des habitations pour l'essentiel, mais aussi 14 églises et 17 écoles.

Des attaques qui ont été préméditées, confirme l'ONU, et coordonnées au moins au niveau de certaines chefferies coutumières Batende, l'ethnie rivale des Banunu.

Et c'est au sein de cette communauté qu'ont été identifiés la majeure partie des assaillants.

‘’Il ressort de nos enquêtes que les attaques étaient bien planifiées et bien organisées et qu'elles étaient dessinées pour porter atteinte à l'intégrité physique et aux biens de la communauté banunu...’’a indiqué le Directeur du Bureau conjoint des Nations unies et représentant du Haut-Commissaire des droits de l'homme en RDC, Abdoul Aziz Thioye.

Les assaillants, et c'est une signe de préméditation, sont arrivés avec des peintures de guerre, des armes à feu, des armes blanches et même des bidons d'essence pour incendier les maisons. Certains de leurs habitants sont d’ailleurs morts calcinés avant d'avoir pu s'échapper. Autre détail horrifiant : la répétition des cas de mutilation des parties génitales des victimes.

Ces attaques ont été facilitées par une absence de réaction de l'Etat, dont les représentants, notamment le gouverneur, auraient pourtant été alertés en amont. Si certains militaires ont tenté de réagir et ont même été tués, selon les informations recueillies par l'ONU, d'autres témoignages concordants, dit ce rapport, évoquent des hommes en tenue militaire et des rapports médicaux font bien état de l'utilisation d'armes automatiques. Mais l'ONU dit ne pas être en mesure de confirmer la participation de membres de forces de sécurité.


C’est donc Gentilly Ngombila qui est pointé du doigt pour organiser et planifier ces actes de massacres. Avant que les auditions et l’instruction ne finissent sur instruction du Chef de l’Etat, le FCC aligne Gentilly Ngombila, qui n’a ni compétence, ni passé séduisant et moins encore, une expérience pour venir conduire la capitale qui a failli plonger dans les conflits ethniques durant la période qui a précédé la campagne après la réunion de Genève. Ce conflit est latent et peut bondir à tout moment. Ce qui ne peut donc pas être indiqué pour présenter celui dont les mains semblent encore couvertes de sang des habitants de Yumbi pour venir conduire Kinshasa.

C’est ici que les voix se lèvent pour demander au FCC de retirer ce candidat de la course, à moins que l’option soit levée pour connaitre le débâcle de l’ancienne Majorité Présidentielle dans l’ex Province Orientale et au Kingo Central.

Dans notre prochain numéro, le bilan de l’ancien Commissaire Spécial de la Province de Mai-Ndombe, élu Gouverneur par la suite et dont le mandat est enc cours.

D’abord Yumbi, avant Kinshasa.  

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