Après la rentrée de ses mentors de Genève : Martin Fayulu hâte sa péremption politique !


28 Jun

Au lieu d’agir en homme d’Etat, après la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, Martin Fayulu s’est comporté en un enfant gâté. Gâté déjà depuis Genève où il a été choisi au détriment de deux meilleurs dans cette bataille : Félix-Antoine Tshisekedi qui avait une base sociologique assise avec un parti largement implanté sur toute l’étendue de la RDC et Vital Kamerhe qui jouissait d’une longue expérience à la tête des institutions.

Que non, au nom d’une certaine politique, développée depuis l’indépendance, l’on ne pouvait pas laisser à Félix-Antoine Tshisekedi, la possibilité d’accéder au sommet de l’Etat. Comme les deux grands mentors de Lamuka n’étaient pas dans la course et que l’Autorité Spirituelle de cette plateforme voue une haine viscérale contre la famille de Sphinx de Limeté, il fallait entreprendre toutes les actions loyales et déloyales pour descendre Félix-Antoine Tshisekedi qui n’a été sauvé que par sa base qui lui avait accordé un ultimatum de 48 heures pour retirer sa signature de cet accord qui enterrait le combat de 37 ans mené par l’UDPS.

Echec 

Ayant échoué de créer une insurrection par d’une part, le refus des élections avec la machine à voter ; et d’autre part, la fraude aussi fabriquée à l’aide des 40.000 tourayas offerts à la CENCO, il ne restait à Martin Fayulu de conserver son aura au niveau national et de consolider son encrage avec la bouffée d’oxygène qu’il venait d’avoir avec la campagne électorale financée par certaines multinationales à travers le Chairman de Mazembe, Moïse Katumbi Chapwe.

Erreurs   

Après cette supercherie, l’homme a battu campagne réellement à l’américaine comme l’avait prédit son mentor, Moïse Katumbi Chapwe qu’il est en train de jeter en pâtures aujourd’hui.

En homme d’Etat, il se serait incliné devant la vérité judiciaire telle que proclamée par la Cour Constitutionnelle par devant laquelle il avait recouru. Non. Il s’est jeté dans des concerts où il se livrait à des danses à la recherche de la vérité des urnes. Certainement parce qu’il devait justifier les dépenses des reliquats de la campagne n’ayant pas été dans l’espace Grand Kasaï et Grand Katanga.

Retour des ‘’missionneurs’’ enterre le missionné

Entre temps, les deux grands leaders de Lamuka sentaient leurs bases se pencher vers Fayulu. Avec la décrispation politique du nouveau régime qui a permis la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés, les deux leaders sont revenus. D’abord, le Chairman, Moïse Katumbi Chapwe, le 20 mai dernier. En homme républicain, il reconnait le pouvoir proclamé par la Cour Constitutionnelle et s’affiche leader de l’Opposition républicaine. Puis Jean-Pierre Bemba, ce dimanche 23 juin dernier.

Bemba ignore Fayulu

En homme d’Etat, Jean-Pierre Bemba présente et donne un discours responsable. Il se livre même aux questions de la foule. Il ne présente pas le Président élu et ne fait même pas allusion à la victoire volée. On sent en Bemba, un véritable coach coaché. Il s’affiche du côté des intérêts du peuple. Il applaudit dans son interview à la RFI les quelques réalisations de Félix-Antoine Tshisekedi. En manque de stratégie, Fayulu est plongé dans les incohérences. Seule personne qui lui est restée fidèle sur base de la fibre tribale, Adolphe Muzito dont la présence dans l’Opposition n’a jamais été acceptée, même pas par Fayulu lui-même dont la seule caractéristique aujourd’hui, reste l’injure facile. D’aucuns pourraient croire qu’il serait atteint par une dépression mentale et que sa place serait dans un centre psychiatrique. Ensemble avec son frère, ils tentent de faire danser Jean-Pierre Bemba qui a résisté. Il n’a même pas présenté Fayulu qui semble ainsi avoir précipité sa péremption politique alors qu’il avait tous les moyens de se refaire une santé en s’affichant comme véritable Opposant avec ses résultats récoltés à la présidentielle du 30 décembre dernier.

Les erreurs de Fayulu au retour de Bemba

Lorsque l’on scripte l’attitude affichée par Martin Fayulu ces jours, il est possible de croire qu’il n’a rien d’un leadership dans son comportement. On naît leader et on ne le devient pas.


L’observation d’un expert de la scène politique congolaise, partagée sur les réseaux sociaux, du retour de l’ancien Vice-président de la République, le Sénateur Jean-Pierre Bemba le démontre : De son arrivée (Aéroport International de Ndjili), à Sainte Thérèse où il avait tenu son speech, il est possible d’affirmer que Martin Fayulu, a accumulé plusieurs erreurs très difficiles à réparer ou qui vont hâter sa péremption politique.


Première erreur : Il s’est déplacé pour aller accueillir Jean Pierre Bemba, une grosse erreur. Une erreur qu’il n’a pas commise au retour de Moïse Katumbi. En principe, Martin Fayulu n'était pas du tout obligé d'effectuer ce déplacement matinal. Un simple tweet depuis sa chambre suffisait pour saluer ou annoncer l'atterrissage du jet privé du Président du Mouvement de Libération du Congo, estime cet expert qui précise qu’en revanche, il pouvait juste dépêcher son frère Adolphe MUZITU, son allié temporaire.

Deuxième grosse erreur, poursuit la même source, Fayulu accepte de prendre part au cortège de Jean-Pierre Bemba. Il n’est même pas dans la même jeep avec le Chairman du MLC comme Baba Kyungu et Muyambo au retour de Moïse Katumbi.


Étant Leader, (même par procuration) et porteur de ses titres (autoproclamés), M. Fayulu a manqué de sagesse au point de se faire gratuitement écraser par la silhouette du Chairman. Chemin faisant, toutes les caméras et tous les yeux étaient braqués sur Jean-Pierre Bemba, constate cet expert.

Troisième monumentale erreur qui peut même l’enterrer politiquement, c’est le fait de soulever les deux avec son allié Muzito les mains de Jean-Pierre Bemba, en dansant et voulant aussi qu’il danse.

Ici, ce politique relève le manque de sagesse encore dans le chef de Fayulu. En faisant cela devant la foule, Martin Fayulu a lui-même affecté négativement son crédit en laissant au CHAIRMAN, l'espace de prendre contrôle de toute l'Opposition, etc.


L'ensemble de ces cas, prouve combien Martin Fayulu souffre d'une absence presque totale des stratégies managériales dans ses différentes positions...

Bemba qui a choisi le camp des intérêts du peuple pourra même soutenir Félix-Antoine Tshisekedi, toutes les fois que celui-ci s’engagera dans ce sens, pendant que seul Martin Fayulu continuera à chercher la vérité des urnes.

Dans sa jeep, confiné avec Lexxus Legal, il lâche facilement que ce quartier appartient aux Balubas, avant de recevoir la réplique de l’artiste qui le reprend sur place pour dire que c’est une affaire de toutes la nation et non d’une ethnie. L’élément sonore circule sur les réseaux sociaux. Ce qui peut avoir poussé Bemba à lui couper de l’herbe sous les pieds en bannissant le tribalisme que Martin Fayulu a érigé comme cheval de bataille pour réussir à embraser Kinshasa. Bemba a même affirmé tacitement qu’il est beau-frère à Felix-Antoine Tshisekedi pour s’être marié à une Muluba.

Ce qui peut conduire inexorablement à l’inhumation précipitée de Martin Fayulu politiquement.


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