Si l'un tombe…


26 Sep

Ecclésiaste 4.10 - Car, s’ils tombent, l’un relève son compagnon...


En tant que chrétien(ne), serviteur ou servante de Dieu, est-il possible de se relever après la chute ? Certains répondront oui, car sept fois le juste tombe, et il se relève (Proverbes 24.16). D’autres diront non car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie (Hébreux 6. 4 à 6). Que penser alors ? Que croire ?


Pour ceux qui sont tombés, mais qui malgré tout sont restés accrochés de toute leur force au Seigneur, le premier verset va être pour eux la bouffée d’air qui va les fortifier jour après jour, espérant contre toute espérance, le relèvement. Ceux qui sont encore debout vont s’appuyer de toutes leurs forces sur ce deuxième verset pour justifier toute la condamnation qui émane de leur bouche sur ceux qui sont tombés, pour justifier certains actes, comportements, voire même calomnies.


S’il est vrai que certains en tombant se détournent complètement de Dieu, décidant de reprendre le chemin vers le monde et tous ses attraits, d’autres, quant à eux, s’humilieront mais pourtant se débattront avec la culpabilité, les actes méchants accomplis à leur encontre, les temps de silence de Dieu, et tout le lot d’humiliation qui accompagne une chute. Quand nous avons chuté, il est parfois difficile de se pardonner à soi-même. Pourtant, si Dieu nous pardonne, qui sommes-nous pour ne pas nous pardonner ?


Malheureusement, ceux qui sont tombés sont souvent amenés à douter de la réalité du pardon de Dieu. Et si Dieu ne me pardonnait pas ou plus ? Et si Dieu ne me relevait pas ?


Force est de constater que pendant ces temps, la solitude, le rejet, la tristesse sont les compagnons de chaque jour mais tout cela n’est rien en comparaison du fait de croire au rejet définitif de Dieu et de sa présence à nos côtés. Et la question qui vient à l’esprit c’est : dois-je continuer à croire que c’est possible ou tout lâcher ? 


Alors commence un autre terrible combat : « Seigneur, je veux continuer avec Toi, je veux rester accroché(e) à toi, ce n’est pas le mort qui te loue, mais le vivant, Seigneur AU SECOURS ». C’est un véritable brisement que de se croire rejeté(e) de Dieu, il n’y a pas pire. Vous pouvez être moqué(e), trahi(e), calomnié(e), tout cela fait mal et très mal, mais penser que vous êtes rejeté(e) de Dieu à jamais est quelque chose de plus terrible encore. De plus, le péché étant ce qu'il est et étant une ouverture à l'ennemi de nos âmes lui permettant de s'infiltrer, il ne se gêne pas pour faire table rase de tout ce qui vous appartient, un peu à l'instar de Job.


Ce sont, de plus, des temps où vous devez vous battre sur plusieurs fronts. Non seulement, vous devez lutter contre l’amertume et le ressentiment, ce qui n’est pas facile quand vous êtes assaillis ; les gens utilisant votre chute pour couvrir la leur ou pour calomnier à votre sujet sur tout un tas de choses. Mais de plus, vous qui sembliez autrefois être aimé(e), apprécié(e) pour qui vous étiez, n’êtes assimilé(e) maintenant qu’à votre faute. Il semblerait que vous ne vous appeliez plus pareil, que vous n’êtes plus la même personne. Vos « ami(e)s » sont maintenant inexistant(e)s. L’autre front est de rester attachés à Dieu et de refuser de croire tout ce qui vient sur notre cœur : « bon pour l’enfer ». 


Ensuite, vous devez continuer à vivre. Oui, mais comment vivre quand votre vie est fondée sur Dieu et la personne de Christ. Comment vivre s’Il n’est plus là ? Comment être dirigé(e) chaque jour si le Saint-Esprit ne veut plus m’éclairer ? Comment ? Et là, le Seigneur parle à ton cœur. Il te demande de te relever. Il te dit qu’Il t’aime encore. Il te guérit même de maladies. Il te montre qu’Il est là mais autour de toi, rien ne change. Tu es toujours « persona non grata » ! Pour certains, tu es le ou la pestiféré. D’ailleurs, ce n’est pas toi qui sonne la clochette pour prévenir de ton arrivée quelque part mais les autres la sonnent pour toi. Quant à d’autres, ils vont avoir une forme de compassion à ton égard mais pour combien de temps, et que vont-il faire de cette compassion ? Elle semble n’être suivie d’aucun effet. D’autres vont te promettent des choses et tu te dis : peut-être est-ce le moyen de Dieu pour me relever, de reprendre du service. Malheureusement, ces promesses sont elles aussi suivies d’aucun effet. Du vent et encore du vent ! et là, encore vient la déception.


Parfois, tu te sens poussé(e) par Dieu et tu recommences à t’investir dans l’œuvre de Dieu et là, des gens « bien intentionnés » viennent derrière toi pour tout démolir en calomniant à ton sujet. Le mal que tu as commis semble te poursuivre partout et pourtant, Dieu continue de te parler et de te dire de te lever.


Si je te partage ces choses aujourd’hui, c’est pour te dire à toi qui te reconnais au travers de ces lignes que tout n’est pas terminé.


Tout d’abord, je voudrais t’encourager à regarder à nouveau vers ton Seigneur. A Le prier, à Le louer, à retrouver ton premier amour pour Lui car même si tu l’as délaissé, Lui ne t’a pas abandonné. Le Dieu en qui je crois est celui qui te dit : « Va et ne pèche plus. Pardonne toi aussi et avance. Je ne te condamne pas. Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi Je te conserve ma bonté » (Jérémie 31.3).


Peut-être certains diront : « Peut-il venir quelque chose de bon de cette personne ? ». Mais Dieu Lui dira : « Tu es mon serviteur, Je t’ordonne d’être fort ». Alors en ce jour, toi qui t’es humilié sous la main puissante de Dieu, relève-toi et ose croire que Dieu a encore pour toi un avenir et de l’espérance et rejoint l’armée de ceux qui ont été relevés par Dieu (Moïse, David, Pierre, pour ne parler que d’eux…).


Avec toute notre compassion.


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