Et pour toi, qu’en est-il ?


21 Apr

Et pour toi, qu’en est-il ?


Psaumes 73.3 - Car je portais envie aux insensés, en voyant le bonheur des méchants.


Nous vivons dans un monde qui vit une course effrénée à la consommation : vêtements, maquillages, meubles et appareils ménagers en tout genre, vacances à droite, vacances à gauche, belle voiture, enfin bref, chaque jour nous présente son lot de divertissements et d'articles.


La course aux achats devient ainsi la normalité pour beaucoup et de nombreux chrétiens n'en sont malheureusement pas exempts. Mais qu'est-ce qui est vraiment normal ?


Malgré ce que les médias et le monde voudraient nous faire croire, tout le monde ne peut pas partir en vacances, tout le monde ne peut pas s'offrir le luxe d'avoir un dressing rempli de robes, chemisiers, pantalons, costumes, chaussures assorties aux sacs à main... tout le monde ne roule pas dans une superbe voiture ! Et là aussi, les chrétiens ne sont pas exempts. En effet, même les chrétiens doivent apprendre à compter.


C'est ainsi que nous pouvons parfois envier le bonheur des méchants ; nous demander pourquoi, nous chrétiens, nous sommes privés de vacances alors que ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, partent vers des destinations de rêve où ils pourront prendre du repos et se changer les idées. Nous suivons, croyons et prêchons le Dieu de l'abondance, le Dieu qui pourvoit, alors quoi : qu'est-ce qui se passe ?


Tout d'abord, même si Dieu se plaît à faire des cadeaux à ses enfants et ainsi à les émerveiller, il n'en reste pas moins que parfois, à l'instar de Paul, nous pouvons vivre des temps de disette, de manque ! Le Seigneur ne nous a jamais dit que chaque jour qui passe serait facile et que nous aurions tout, et tout de suite. Par contre, il nous promet d'être là à chaque instant et qu'en tout temps, nous pouvons nous appuyer sur Lui. 


La deuxième chose c'est que nous confondons souvent besoins et désirs. Le fait de ne pas pouvoir s'offrir le dernier blouson à la mode ne veut pas dire que nous manquons, nous n'en avons peut-être tout simplement pas besoin (deux autres blousons étant dans l'armoire !). 


Après, « tout ce qui brille n'est pas d'or », dicton que vous connaissez probablement bien. Pourtant, nous sommes souvent bernés ! Combien contractent des crédits à gogo afin de pouvoir s'offrir des vacances de rêve comme le collègue, la dernière robe à la mode, la dernière chaîne hifi ? Combien vont aussi travailler sans relâche, la semaine chez un employeur et le weekend « à leur compte » pour pouvoir offrir à Madame le luxe de faire voir à ses copines sa dernière tenue branchée, son dernier beau bijou ?


Combien de vies tournent toujours autour de l'avoir ? Même s'il n'y a rien de mal à désirer pouvoir partir en vacances, se vêtir… nous pouvons d’ailleurs nous approcher de Dieu pour lui demander ces grâces, il est important bien souvent et en particulier pour nous les femmes, de revoir nos priorités et nos nécessités car c'est un véritable piège que d'entrer dans l'insatisfaction et la dépréciation de nous-mêmes car pas comme les autres. La Parole de Dieu nous dit que le bonheur d'un être humain ne dépend pas de ses biens, fut-il dans l'abondance (Luc 12.15).

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