Portefeuille : L’ombre de Guy Bampate gêne la relance de l’ONAPAC !


20 Jun

L’Office National des Produits Agricoles du Congo, ONAPAC reprend petit à petit les poils de la bête depuis que son ancien ADT, Monsieur Simon N’SIONA – MALAMBA (le nouveau Kamerhe du Kivu), a été rappelé de Boma où il se trouvait pour assumer les charges de Directeur Général après la suspension de son ami et frère Guy Bampate. Mis à la disposition de la justice, cet ancien mandataire, également engagé la même année que son actuel DG, en liberté provisoire, s’est engagé à perturber la relance de cette entreprise remise dans les bonnes mains. Selon une source proche de cette société, Monsieur Guy Bampate aurait infiltré toutes les directions pour avoir les informations à la minute. Même au sein du Conseil d’administration, il a ses taupes qui lui fournissent toutes les informations.

C’est ce qui justifie la fuite du secret de délibération des résolutions du dernier Conseil d’Administration qui attend l’aval du Ministre de tutelle pour exécuter les mesures prises lors de cette réunion. Tout a fuité et se trouve sur sa table et alimente sa campagne de sape et d’insultes, aussi bien contre le nouveau DG, le Ministre qui l’avait suspendu et contre l’actuel Ministre intérimaire. C’est par lui que la fuite sur les mises en places des agents à l’ONAPAC, l’engagement de la fille du nouveau DG au grade supérieur, en violation du moratoire du Président de la République a été opérée pour salir l’image de son successeur, souffle la même source.

Or, ces mises en place sont opérées, selon une source dans les couloirs de cette entreprise, en attendant pour remplacer les déserteurs en vue de rendre efficace le rendement de l’Office qui était presque à l’arrêt dont les machines ne tournaient pas. C’est d’ailleurs conforme, aussi bien au Code du travail, à la Convention collective et aux Statuts qui régissent l’Office. Les poulains de l’ancien DG en liberté provisoire, se sont permis, sans le mandat de la Direction Générale d’aller répandre les bruits dans les medias sur ce qui ne va pas au sein de l’entreprise et ce, sans preuves. Ce qui constitue d’ailleurs une faute lourde qui aurait conduit à révocation, si Simon N’SIONA était méchant ou rigoureux. 

Dans les couloirs de l’ONAPAC, on signale que les affectations en vue, entrent dans le cadre de la gestion au quotidien de l’entreprise. Les engagements en question, dont celui de sa fille ont été opérés beaucoup bien avant le moratoire du Chef de l’Etat suspendant le mouvement du personnel et les dépenses publiques autres que celles liées à la paie des agents, révélé la même source, tout en soulignant que ces affectations sont provisoires et attendent jusqu’à ce jour, l’aval du Ministre de tutelle, souligne la même source.     

Le seul péché de Simon N’SIONA est d’avoir remis l’ONAPAC dans son objet social qui est l’exploitation, la production, la commercialisation et l’exportation des produits agricoles. Il s’est battu pour arrêter la vente en cascade du patrimoine de l’entreprise, comme il l’avait fait lorsqu’il était muté à Goma où le Gouverneur de l’époque tenait à brader le patrimoine de cette société.

A l’époque d’ailleurs, c’était pratiquement pour humilier son ami et frère en le mutant (un ancien mandataire) à Goma comme Directeur provincial du Nord-Kivu, signale la même source. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a été presque puni pour le renvoyer à Boma d’où il a été tiré par l’ancien Ministre de l’Agriculture pour assurer l’intérim après que monsieur Guy Bampeta ait été suspendu pour plusieurs malversations.

Enseignant à l’Université, Juge Consulaire au Tribunal de Commerce pour le compte de l’ANEAP, Simon N’SIONA – MALAMBA est engagé à l’ONAPAC en 1980 à l’âge de 22 ans. Il connait bien cette entreprise qui a fabriqué et fait sa vie. Lorsqu’il a été appelé par l’ancien Ministre, il ne pouvait même pas soupçonner qu’il a allait être nommé. Pendant la Transition, il avait occupé le poste de l’Administrateur Directeur Technique et avait envisagé comment trouver des solutions aux problèmes que connaissait déjà cet ancien OZACA (Office Zaïrois du Café), ONC (Office National du Café devenu ONAPAC. C’est donc une boite qu’il maitrise et dont il connait tous les agents et experts qui sont allés suivre les formations en Europe. C’est à ces retraités qu’il a tendu la main pour réhabiliter la chaîne de machines qui étaient à l’arrêt. C’est donc un oiseau rare que le Ministre a déniché pour relever les défis de cette société à caractère scientifique et technique.

Dans les couloirs de l’ONAPAC, les langues se délient pour condamner le statu quo que veut imposer Guy Bampate. Les innovations et les progrès sont palpables. Ce sont des faits qui peuvent être vérifiés, avance la même source qui fait observer que Simon N’SIONA est très optimiste quant à la reprise de toutes les activités de cette entreprise, jadis fleuron parmi les entreprises du Portefeuille. Le café congolais était très apprécié au monde. Il suffit d’une bonne dose de volonté pour que les choses redeviennent comme par le passé. C’est ici où tous les observateurs et autres analystes en appellent à une réelle implication du Gouvernement congolais. Si on donnait des moyens conséquents à l’ONAPAC, cette entreprise va reprendre des ailes en si peu de temps. Beaucoup de plantations dans  la province de l’Equateur sont devenues des forêts. Il suffit qu’on mette en place un vrai programme de relance pour que le café congolais puisse reprendre sa renommée d’avant. Le DG Simon N’SIONA et tous ses collaborateurs travaillent pour relever ce défi, surtout avec l’espoir apporté par le nouveau vent qui souffle au sommet de l’Etat après l’alternance pacifique qui s’était opérée. Avec l’impatience de vaincre qui anime Félix Tshisekedi, tous les espoirs sont permis pour voir le miracle s’accomplir. La balle se trouve donc dans le camp de qui de droit.

Les agents et cadres de cette entreprise devraient tendre leur main au nouveau Comité de gestion pour accompagner ses efforts dans le cadre de la relance de cette société.

Nicole Kakese

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