Nomination à la SNCC et à la Gecamines: La LICOF très préoccupée par la discrimination des autres provinces où passent les chemins de fer!


04 Jun

La Ligue contre la Corruption et  la Fraude, LICOF en sigle, reste préoccupée vivement par les nominations opérées à la tête des deux grandes entreprises du portefeuille basées au Katanga rendues publiques hier lundi 03 juin 2019 portant nomination des membres du Conseil d'administration et des comités de gestion, lues sur les antennes de la RTNC.


Si pour la  SNCC, la LICOF reconnaît  les compétences des mandataires nommés, notamment le PCA, le patriarche Kyungu et l’Honnorable Fabien Mutomb, lesquels connaissent bien la SNCC, pour y avoir oeuvré en qualité des cadres, elle reste cependant dubitative quant aux mandataires de la Gecamines dont la nomination démontre la volonté de la continuité de la médiocrité.


Quant à la SNCC, la LICOF a observé avec regret le non-respect du  critère géopolitique ou de représentativité dans ces nominations. A tout considérer, ces critères consolident l’unité nationale, Surtout pour la SNCC qui est disséminée à travers au moins dans 7 anciennes provinces,  dont le Grand Katanga, les trois Kasai, le Maniema, la Province Orientale, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Aujourd’hui, c’est au moins 19 Provinces, mais on ne retrouve que les membres du Conseil de d’Administration d’une seule ancienne province, le Grand  Katanga. 

Même du temps de Mobutu et de Kabila, père et Fils, il n'y a jamais eu un tel scénario. Cette situation risque d’exacerber  des tensions perceptibles et des divisions, qui vont entamer la production de l'entreprise, fait observer la Licof.


En ce qui concerne la Gecamines, c’est la continuité, à s'en tenir à la tête reconduite à son sommet.

Cet état des choses ne met pas à l'abri des critiques méchantes. 

En outre, la Société Civile a été oubliée, malgré son implication avérée dans le changement positif intervenu dans notre pays souligne cette position, largement répandue dans les réseaux sociaux.

Qui ignore le combat périlleux mené par la Lucha, Paul Nsapu, Floribert Anzuluni, Oscar Rashidi (ancien cadre de la SNCC pour avoir siégé jusqu'au Conseil d'Administration de cette société), Timothée Mbuya, Georges Kapiamba, etc.

Certains d'entre eux ont fait la prison, tandis que d'autres sont en exil pour la lutte contre la dictature.

Logiquement, la présidence de droit de FATSHI devrait penser à tous ces laissés pour compte aux prochaines nominations. Ce communiqué est signé à Kinshasa, le 04 juin 2019, par le Secrétaire Général pendant que son  Président Oscar Rashidi Akida continue de subir l'exil forcé.

Nicole Kakese

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.