Martin Fayulu se fourvoie devant la Cour Constitutionnelle!


15 Jan

Incohérence, obscurité du libellé et confusion dans les demandes contradictoires introduites devant la Cour Constitutionnelle par le candidat numéro 4 à la présidentielle du 30 décembre dernier. C'est tout ce que l'on peut retenir de l'audience qui vient de terminer portant sur le contentieux électoral.

Martin Fayulu demande en même temps la surséance de la proclamation des résultats du scrutin présidentiel pour report dans les circonscriptions électorales de Beni, Butembo et Yumbi; la modification des résultats le confirmant Président de la République et l'annulation du scrutin pour irrégularités. Des demandes contradictoires qui mettent en difficulté autant le juge que les parties au procès de savoir réellement ce que désire le candidat de Lamuka, Martin Fayulu Madidi. L'objet de sa demande est aussi confus que difficile à discerner.


L'homme semble se fourvoir. L'opinion nationale reste confuse aussi face à la manière dont la grosse intelligence de celui qui s'est autoproclamé ''Soldat du peuple'' ne sait plus orienter ses actions et ses faits de manière lucide.


Et pourtant, la RDC attend l'investiture de son nouveau président de la République  ce 22 janvier prochain.

Pire, pour emboîter les pas à la triche de quelques individus au niveau de la Sadc, Fayulu demande aussi le recomptage des bulletins sortis des machines à voter qui devraient voler son élection.


Après un long débat entre les experts de la Ceni,  les avocats de la Dynamique de l’Opposition et ceux de Félix Tshisekedi, le Ministère public a rendu son réquisitoire devant la cour réclamant l’irrecevabilité de la plainte de Martin Fayulu pour :


- Défaut de qualité de celui qui a déposé l’action devant la justice au nom de la Dynamique de l’Opposition. Il n'a donc pas mandat pour ce faire au regard des éléments déposés par devant la Cour.


- L'affaire est mal dirigée entre demande d’annulation du scrutin et sa prise en compte après le vote dans les circonscriptions de Beni, Butembo et Yumbi.


Sur le plan du fond, le Ministère public a requis que l'action de Fayulu, au cas où elle peut être reçue, qu'elle soit déclarée non fondée.

Parce que Fayulu n'a pas présenté les éléments de preuves de ses allégations contre le scrutin.

La Cour Constitutionnelle devrait se déclarer incompétente pour connaître de la requête en rapport avec la surséance de la proclamation des résultats, en ce que le juge qui siège, est un juge électoral qui ne peut connaître des décisions de la CENI qui sont du domaine du juge administratif.

L'affaire a été prise en délibéré et la Cour rendra son arrêt dans un délai légal de 7 jours.

Entre temps, c'est la requête d'annulation des scrutins introduite par pasteur Théodore Ngoy Nsenga.

Nicole Kakese

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