Manque à gagner détourné à l’ISC : Augustin Mbangala sali pour rien !


02 May

Une poignée des agents de l’Institut Supérieur du Commerce, ISC, réfractaire au changement apporté au sein de cet établissement universitaire fait courir les bruits sur les détournements des fonds recueillis de manque à gagner de  la différentielle constatée à la suite du paiement par les étudiants au taux de 16.200 FC contre ceux qui ont payé 9200 FC pour 10$. De ce pactole, l’ISC a gagné 440 981 912 FC.

Ces agents se sont dit mécontents du non-paiement par leur Directeur Général, le prof Augustin Mbangala Mapapa, Président de la Commission ad hoc d’Harmonisation des frais d’études instituée par Steve Mbikayi Mabuluki. Pour ces agents, leurs collègues des autres établissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire ont eu accès à cette prime de manque à gagner. 

A titre de rappel, c’est conformément à l’ordre de mission collectif n°070/MINESU/CABMIN/SMM/KGN/LMN/2018 du 08 février 2018 du Ministre Mbikayi qu’il a été institué cette Commission devant réfléchir sur l’uniformisation et l’impact du taux des frais académiques fixé à 1$ pour 920 FC pour les établissements publics de l’ESU.

Cette commission est ainsi instituée suite aux manifestations des étudiants de l’Université de Kinshasa du 23 et 24 janvier 2018, contestant le paiement des frais académiques en dollar américain dans leur Etablissement. Ces manifestations qui ont été réprimées dans le sang par les forces de sécurité ont obligé le Gouvernement à décider de l’uniformisation du taux des frais académiques à 1$=920FC et ce, dans tous les établissements publics de l’ESU sur toute l’étendue de la RDC. 

En date du 13 juin 2018, la Commission associée à l’UPUKIN a transmis la répartition du manque à gagner sur le 920 FC/1US $ au ministre de tutelle.

Le manque à gagner pour l’ISC est dégagé autant que pour les autres établissements publics de l’ESU.

Ainsi, les agents et cadres de l’ISC/Gombe ont exigé le paiement de cette prime. Ayant foi que le Gouvernement allait payer ce manque à gagner, le Directeur Général de l’ISC/Gombe n’a pas hésité de recourir aux découverts bancaires pour s’exécuter en payant tous les 12 mois, contrairement à l’UPN et l’UNIKIN qui ont payé quatre mois à leurs agents.

Pendant que ces découverts bancaires ont été en train d’être déboursés, l’on apprendra que les manques à gagner venaient d’être versés à la banque. Pour éviter de gros intérêts à débourser pour le compte de la banque au-delà de trois mois, le Directeur Général de l’ISC a jugé bon de rembourser cet argent qui était déjà payé aux agents et cadres de l’ISC. Le reste a été réorienté vers les quotités liées aux activités culturelles et sportives ; celles liées à la sécurité au Cabinet du Ministre et du Secrétaire Général de l’ESU ; celles liées à l’expo et enfin, les quotités dues au Fonds de promotion de l’éducation. Le tout se déroule dans un dialogue entre le Comité de gestion et l’ensemble du personnel de l’ISC dans ce que l’on appelle l’Assemblée Générale.

Réfractaire au changement

Ressortissant de l’ISC où il a fait seul ses études après la mort de ses deux parents militaires morts sous le drapeau, donc, pour la République Démocratique du Congo, Augustin Mbangala est allé poursuivre ses études en Europe à l’Université Libre de Bruxelles où il a été fait professeur d’université depuis 20 ans jour pour jour.

Compte tenu des mentalités acquises en RDC durant son absence, il a décidé de rester en Europe sans retourner au pays, où il ne venait que pour dispenser les cours en tant que professeur visiteur. En 2012, il est revenu et a été appelé par l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo pour mettre son expertise au développement de la RDC. Il a refusé. Ce n’est qu’en 2015, que l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo va le convaincre et il acceptera de gérer l’ISC/Gombe.

Il trouve cet établissement public dont les édifices datent de 1961 pour 3500 étudiants au plus, avec plus de 19 000 étudiants dans des conditions difficiles. Les internes cohabitent avec les rats. Ce qui l’oblige à fermer l’Internat. Pendant ce temps, il constate que l’Etat congolais ne fait rien pour les établissements publics de l’ESU dont les frais académiques payés par les étudiants doivent encore être répartis avec l’Etat en termes des quotités au Cabinet du Ministre, du Secrétaire Général et au Fonds de promotion de l’Education. Ce n’est qu’avec 70% restant, que les Chefs d’Etablissements doivent se battre, non seulement pour le fonctionnement ; mais aussi et surtout pour le paiement du personnel académique, scientifique et administratif. Pendant ce temps, l’ISC n’a plus d’auditoires pour contenir tous ces étudiants. Les enseignants font le commerce avec les syllabus qui sont vendus à des prix exorbitants pendant que cet Institut Supérieur de Commerce est plus fréquenté par les enfants des pauvres, les riches choisissant l’UNIKIN ou l’UPC.


Comprenant que le changement est une conséquence de mille choses faites par mille petites gens à mille endroits, le professeur Mbangala n’a pas attendu longtemps pour apporter des mesures drastiques de manière à soulager tant soit peu, aussi bien le personnel que les étudiants. C’est ainsi qu’il va apporter du matériel pour polycopier les supports des enseignants en vue de les mettre à la disposition des étudiants à des prix abordables soit, tout au plus 5000FC. Une des raisons de la colère que ruminent ceux qui vivaient sur le dos de pauvres étudiants. Mbangala va également mettre fin aux travaux champêtres qui étaient effectués au sein de cette institution et ce, pendant les heures des cours. Il a entrepris les travaux d’investissement sur fonds propres, pour réhabiliter et construire les auditoires, entretenir l’environnement avec les fleurs et la pelouse, sans oublier, la mise à la disposition des enseignants des tableaux blancs. Une grande première en République Démocratique du Congo. Beaucoup ne lui donnaient la chance de tenir compte tenu du coût des feutres. Augustin Mbangala s’est aussi apesanti sur les conditions sociales du personnel de cette institution dont le moins gradé touche 294.000FC, comparativement à l’UNILU qui paie 218.000FC. L’ISC dispose à ce jour, non seulement d’une mutuelle de santé, mais aussi et surtout d’un dispensaire qui prend en charge les urgences et les cas de certains agents. Un budget spécial est gardé pour les cas sociaux et le traitement des maladies graves pour cet institut dont un grand nombre du personnel est diabétique.


C’est ce changement apporté qui lui attire tous les malheurs. Ce qui a même justifié sa suspension par le Ministre Mbikayi. Une suspension qui n’a duré que le temps d’un éclair, justement parce qu’il n’a pas été trouvé les poux sur sa tête qui est chauve.


Ceux qui étaient habitués avec le réseau maffieux de connivence avec une banque locale, qui faisaient pourrir les enfants des pauvres avec des syllabus aux prix exorbitants, qui sont contre le développement connu dans moins de trois ans avec l’avénement de Mbangala à la tête de cette institution ne dorment pas. Ils mènent un combat pour replonger cet établissement dans le noir. C’est ce qui justifie leur agitation. Sur 680 agents et cadres de l’ISC/Gombe, il n’y a que 13 personnes qui combattent le développement et les actions à impact visible lancés par le comité Mbangala. Le plus grand changement, c’est son combat acharné contre la corruption avec l’introduction du système d’anonymat où les copies d’examens et d’interrogations des étudiants sont corrigés à l’aide de leurs codes-barres en lieu et place des noms ; Ce système privant certains enseignants de la corruption et des points sexuellement transmissibles, Mbangala devient un homme à abattre. 

Contacté, le Directeur Général de l’ISC/Gombe a refusé de réagir face à tout ce qui se raconte pour le salir dans les médias, estimant que c’est une distraction, bien que cela entame le moral de ses enfants qui sont en Europe. Il a regretté toutefois que certaines mentalités soient tranquilles face aux mensonges et venins qu’ils distillent dans l’opinion sans réaliser le préjudice qu’elles font subir sur les justes et les honnêtes gens soucieux du développement de leur pays. A ces sirènes de mauvais augure, qui se lancent dans la haine contre les meilleurs, le comité Mbalanga réserve le silence et le travail dans le but de changer les mentalités et pousser tout le monde à s’engager sur la voie du développement de la RDC.

Dossier à suivre.

 Anastaili Nku   

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