Lutte de leadership au Kasaï : Denis Kambayi en paie les frais !


20 Jun

Le Sénateur Dénis Kambayi, a au cours d’un point de presse tenu ce mardi 18 juin 2019, réagi aux accusations portées contre lui et relayées par une certaine presse au sujet des 20 véhicules qu’il aurait détournés et d’une dette d’une bagatelle somme de 10 millions de dollar américain.

Devant les chevaliers de la plume et du micro, au siège du Grand Kasaï Holding, situé au quartier Beau vent dans la commune de Lingwala à Kinshasa, l’honorable Sénateur a balayé du revers de la main toutes ces accusations qu’il a placées sous le coup de la quête du leadership dans la Province du Kasaï-Central, après son démembrement d’avec celle du Kasaï.

En effet, a-t-il rappelé, lorsque toutes ces deux provinces étaient réunies en une seule, Kasaï-Occidental, seul Evariste Boshab était considéré comme le seul leader qui trônait et qui était incontournable dans l’entourage de l’ancien Président de la République. Comme cela pouvait aussi se faire remarquer pour d’autres parties du Grand Kasaï où l’on remarquait l’influence de Raymond Tshibanda, dans le Kasaï-Oriental ; Lumanu Mulenda Bwana Nsefu, dans le Lomami et le She Okitundu dans le Sankuru.

Après le découpage, le Kasaï-Central est à la reconfiguration de son nouveau leadership. C’est ce qui justifie tous les coups bas qui lui sont administrés. Même des coups en dessous de la ceinture.

Profil 

Et pourtant, chaque leader à la quête de son influence sur la Province du Kasaï Central devrait d’abord se mesurer au regard de la posture, du bilan et surtout du CV, a-t-il indiqué avant de se reconnaitre lui-même comme Doctorant en Droits après des études bien faites dans la même Faculté où il a été retenu comme Assistant. Aujourd’hui, c’est un Chef de Travaux plongé dans la rédaction de sa thèse. C’est un Avocat inscrit au barreau, le plus prestigieux de la RDC, celui de la Gombe. C’est le ministre sous Joseph Kabila, le plus compétent de la Jeunesse et des Sports qui est d’ailleurs réclamé par la population au regard des enjeux sportifs actuels. C’est le seul Centre-Kasaien à avoir battu campagne à Kinshasa et à se faire élire lors de la première législature de la Troisième République.

Bilan 

Quant au bilan, le Sénateur Dénis Kambayi est revenu sur la mission qui lui a été confiée quand il a été élu Gouverneur par l’Assemblée Provinciale.    

Deux missions lui ont été assignées : pacifier le Kasaï-Central, ensanglanté par le phénomène Kamuina Nsapu, provoqué par son prédécesseur et organiser les élections. Une mission largement accomplie dans la mesure où il a essuyé le sang versé par son prédécesseur.

Un leader rassembleur qui dérange

Après avoir réussi sa mission, il est rentré à Kinshasa une fois élu par les Députés provinciaux pour siéger au Sénat. Sa montée fulgurante et surtout sa capacité de rassembleur à travers la Fondation Grand Kasaï ont fait de lui un leader qui est en train d’imposer sa personne, déjà géante, de par sa posture. Et pourtant, d’autres leaders aussi bien dans l’Opposition comme dans le pouvoir, sont également à la quête de ce leadership après la séparation du Kasaï-Occidental en deux.

Véhicules : Kambayi, de loin, ni de près concerné

En ce qui concerne l’affaire des véhicules détournés évoqués par quelques Députés provinciaux, l’honorable Dénis Kambayi, n’est ni de loin, ni de près concerné, a-t-il indiqué, citant le rapport de l’Assemblée provinciale, avant de montrer les images des véhicules prétendus détournés en état de détérioration très avancé.

Dette de 10 Millions$ US 

L’ancien Gouverneur du Kasaï-Central a condamné le cynisme de ses détracteurs lorsqu’ils mettent toute la dette de la province sur ses épaules sans donner les détails sur les banques qui ont prêté cet argent, ni quand ces prêts ont été effectués et moins encore leur raison ou affectation. L’on devrait être sérieux en indiquant qui a emprunté cet argent et ce à quoi, il l’a destiné que de lui coller une dette dont il ne connait ni les tenants, ni les aboutissants, a-t-il clarifié.

Halte à l’incitation à la haine tribale 

Abordant le deuxième sujet de sa communication en rapport avec la montée de l’incitation à la haine tribale, l’honorable Sénateur Dénis Kambayi a lancé :’’Halte à la division !’’. Il ne faut pas tribaliser les partis politiques dans la mesure où il y a des Kasaiens au sein du PPRD comme il y a d’autres tribus à l’UDPS. A ce titre, l’on est obligé de mutualiser les énergies au lieu de les éparpiller dans des divisions et surtout dans l’incitation à la haine tribale. Pour le démontrer, il a indiqué que le Fils Mukoko, Commandant des Combattants de l’UDPS n’est pas du Kasaï, tout comme Chaleur Mushi est du Kasaï alors qu’il est aussi un des combattants au sein du PPRD. La Coalition FCC-CACH, est une affaire de la patrie. L’on devrait donc voir les combattants de Fils Mukoko et ceux derrière Chaleur se mettre ensemble pour mener des actions communes au lieu de s’entre attaquer, a conseillé Dénis Kambayi, tout en précisant que les gens doivent mettre en tête que la Cour Pénale Internationale existe et que l’incitation à la haine tribale ou au génocide constitue déjà une infraction poursuivie et condamnée par devant cette Cour.

Kambayi se dit choqué de voir sur le même plateau de la télévision des communicateurs du FCC en contradiction avec ceux du CACH. Et pourtant, les choses devraient se faire autrement, selon lui : l’on devrait voir les communicateurs du FCC-CACH unis contre ceux de LAMUKA par exemple. L’heure est donc à la mutualisation des stratégies qu’à la division qui recule le pays, a appelé le Sénateur élu du Kasaï-Central.


L’élu des élus, s’étonne que les gens veuillent la division entre Félix-Antoine Tshisekedi et Joseph Kabila qu’il considère comme des leaders visionnaires qui ont préféré la coalition à la cohabitation pour sauver la patrie. Cette vision devrait être élargie aux bases de chaque camp, a-t-il exhorté. Parce que si les deux se séparent, ce sont d’autres pêcheurs en eaux troubles qui vont récupérer la situation. Il a demandé aux deux camps de mettre en place un cadre permanent de concertation pour convenir des stratégies et actions communes à mener.

Mukwa Tshipanga

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