Kasaï Central : Un militaire tué par des anciens miliciens qui se rendaient à Kananga pour déposer les armes.


22 Jan

Un militaire de l'armée congolaise est tombé de suite d'un accrochage entre les éléments des FARDC et les anciens miliciens Kamuina Nsapu.

C'est notre confrère, Journal en ligne, Actualite.CD qui l'annonce dans son site. 

Selon notre confrère, depuis l'élection de Félix Antoine Tshisekedi à la Présidence de la République, lors du scrutin du 30 décembre, l'heure est à la réédition de l'aile dur de la milice Kamuina Nsapu.

Plus de 300 éléments, jugés les plus radicaux quittent la brousse pour rendre leurs armes aux autorités à Kananga. Ils ont déclaré la fin des hostilités avec l'élection du Président de l'UDPS à la tête du pays.

C'est dans ce cadre qu'il faut inscrire le voyage de ces éléments de la milice Kamuina Nsapu qui se rendaient à Kananga pour déposer leurs armes. 

En route, ils ont croisé les éléments des FARDC, ce mardi 22 janvier 2019, à Bakuankenga, une localité du territoire de Demba dans la province du Kasaï-Central.

Il s’agit des militaires de la 414ème compagnie du 2104ème régiment des FARDC qui ont tenté de désarmer par force les miliciens. 

''Le soldat a été tué lorsque les miliciens du chef Moïse Beya Tshiombe se sont opposés à déposer les armes, estimant qu'ils devaient les remettre aux autorités politiques à Kananga. Il y a eu un accrochage dont l'issue a été très dramatique'', rapporte notre confrère citant Joachim Likaka, Administrateur du territoire de Demba.

Ce soir, la tension est vive à Bakuankenga, selon l’AT de Demba. L’armée confirme le fait et affirme que le renfort est envoyé.

''Nous sommes au courant de la mort d'un de nos éléments. Les renforts sont en route vers le lieu de l'incident'', a confié à notre confrère le lieutenant Pascal Mulumba, porte-parole de l’armée dans la région.

La société civile de Demba à son tour redoute des représailles de l'armée contre la population.

''Les armes crépitent depuis ce matin et jusqu'à présent à Bakuankenga. La population est en brousse. Les militaires promettent de venger leur collègue. Nous redoutons des représailles contre la population'', a précisé un responsable de la société civile de Demba.

Joachim D.

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