Journée mondiale du cœur : Shalina s’en va-t’en guerre contre les maladies cardiovasculaires !


30 Sep
  • Un atelier de renforcement des capacités des médecins organisé avec La Ligue congolaise de l’Hypertension artérielle et le Programme National de lutte contre les maladies cardiovasculaires dans le cadre de la formation continue tenue à Kinshasa, sponsorisé par Shalina. 

Dr. Emmanuel LIMBOLE, Directeur du Programme National de lutte contre les maladies cardiovasculaires : le monde entier célèbre le 29 septembre de chaque année, la Journée mondiale du cœur. C’est l’occasion donnée aux gouvernants ainsi qu’aux praticiens du secteur de la santé du cœur de réfléchir sur les mécanismes à mettre en place pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires.
Dr. Emmanuel LIMBOLE

En RDC, cette journée qui est tombée un dimanche n’a pas été célébrée comme il se doit. Et pourtant, les maladies cardiovasculaires constituent au jour d’aujourd’hui, la première cause de la mort dans le monde et plus particulièrement dans les pays sous-développés. Ce qui devrait en principe conduire les pouvoirs publics à davantage mobiliser les moyens plus que pour les maladies transmissibles ou les virus qui ne viennent que sporadiquement. Les maladies dites chroniques ou non transmissibles tuent silencieusement et soumettent les patients à un traitement à vie.

C’est pour cette raison que la firme pharmaceutique, une des plus anciennes dans le secteur, plus de trente ans en République Démocratique du Congo a organisé un atelier de formation le samedi 28 septembre 2019 dernier où près de deux cent médecins ont été formés sur la prise en charge des maladies cardiovasculaires.

Différents spécialistes, pas de moindres, professeurs d’Université sont passés tour à tour pour faire l’état de la question à ce jour dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires.

Notons que cette session de formation, a connu la participation du Président du Groupe Shalina, Monsieur SANJAY MAHAJAN, venu de Dubaï et qui a rassuré la fraternité médicale de la RDC, la disponibilité de sa firme à les accompagner dans cette mission de formation continue des médecins.

Après les cérémonies d’accueil, c’est Dr Kapita Bila (Cardiologue) qui a pris la parole pour exposer sur le traitement de l’hypertension artérielle, Grade 2 et 3, avant de laisser la parole au professeur Lepira (Néphrologue), qui lui, s’est appesanti sur le syndrome cardio-rénal. Il s’en est suivi un débat scientifique de haute facture. Par la suite, Dr Limbole s’est posé une question : ‘’La thrombolyse est-elle actuellement applicable à Kinshasa ?’’.

Pour sa part, le  professeur Longo est revenu sur la question en rapport avec l’insuffisance cardiaque.

Abordé par la presse à l’issue de cette activité, Dr Emmanuel Limbole a indiqué que cette activité a été organisée dans le cadre de la formation continue des médecins avec le soutien de la firme Shalina, co-organisé avec le Programme National de lutte contre les maladies cardiovasculaires et la ligue congolaise de l’hypertension artérielle, dans le cadre des activités marquant la célébration de la journée mondiale du cœur, a-t-il fait savoir avant de préciser : ‘’C’est une activité qui a son sens parce que nous avons la responsabilité de former les praticiens en matière de la prise en charge des maladies cardiovasculaires et les maladies non transmissibles en général qui aujourd’hui occupent la première position dans la mortalité globale à travers le monde ; mais également dans les pays en développement. Ici chez nous, nous sommes désormais confrontés à une double charge. D’un côté, la charge liée aux maladies infectieuses ; et de l’autre côté, la charge liée aux maladies non transmissibles avec en tête les maladies cardiovasculaires’’, a-t-il déclaré. Pour Dr Limbole : ‘’Nous avons cette responsabilité, d’un côté de préparer, former les praticiens dans la prise en charge efficace de ces maladies, améliorer la qualité des services à produire à la population ; et de l’autre côté, de sensibiliser les décideurs à mettre encore plus de moyens dans la lutte contre ces les maladies’’.

Le Directeur du Programme National de la lutte contre les maladies cardiovasculaires ne s’est pas empêché d’être reconnaissant envers Shalina lorsqu’il affirme : ‘’Je tiens à cette occasion à remercier notre partenaire Shalina qui prend des initiatives courageuses et qui a même pris l’option d’accompagner les structures, notamment les structures de l’Etat, les sociétés savantes, les ONG, dans cette grande aventure d’une guerre acharnée contre les maladies cardiovasculaires’’.

Ici, il a appelé d’autres partenaires à emboiter les pas à Shalina lorsqu’il déclare : ‘’Nous demandons aussi aux autres partenaires à l’instar de Shalina, les autres firmes pharmaceutiques, nous les invitons à se joindre à nous. Parce qu’il n’y a pas l’exclusivité, la porte est ouverte, pour nous accompagner dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires’’, a-t-il appelé avant de s’adresser à la population et aux autorités en ces termes : ‘’Le message est simple. C’est en rapport avec le thème de l’année : ‘’L’égalité des chances pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires’’. Ça, c’est un message qui s’adresse principalement aux preneurs des décisions. Parce que quand on parle de l’égalité des chances, on voudrait que les structures de l’Etat, puissent rendre accessibles, les soins dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Mais aussi un message à l’endroit de la population, c’est que le problème des maladies non transmissibles, n’est pas une affaire des pouvoirs publics, mais plutôt un problème des individus. Il appartient à chacun, de prendre les précautions nécessaires, parce que les facteurs des risques des maladies non transmissibles sont d’abord des facteurs de risques comportementaux. C’est-à-dire, la façon de manger, le régime alimentaire, manger moins gras, moins salé, moins sucré, pratiquer un minimum d’activités physiques, éviter le surpoids, éviter les risques cardiovasculaires, c’est-à-dire, les stress, arrêter de fumer pour ceux qui fument, ne pas s’engager sur cette piste du tabagisme, parce que le tabagisme est un grand facteur des risques des maladies non transmissibles et éviter de consommer en excès l’alcool. Voilà le message, si on respecte ces mesures, on irait loin. On vivrait sans être accablé par la charge des maladies non transmissibles, des maladies cardiovasculaires’’, a-t-il conclu.



A son tour, le professeur Dr Longo Mbenza, Spécialiste en Cardiologie aux Cliniques Universitaires de Kinshasa et professeur à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, s’est dit satisfait de la tenue de cette activité qui l’oblige à travailler ensemble avec d’autres structures pour réduire le fardeau. Pour cela, il a recouru au thème de la Journée mondiale du cœur pour faire savoir : ‘’Nous avons organisé le séminaire pour la formation continue autour de la crise cardiaque, l’arrêt cardiaque. Les Congolais connaissent l’accident vasculaire cérébral, avc, la mort subite. Nous avons invité ceux qui maitrisent l’expérience nationale, locale. Nous avons eu le Docteur Kapita, le professeur Lepira. Nous avons le Directeur du Programme National de lutte contre les maladies cardiovasculaires, le Docteur Limbole. Ils ont insisté pour que les médecins qui sont souvent les jeunes à apprendre, à former, à éduquer la population mais surtout de savoir qu’il existe des médicaments de qualité, des médicaments accessibles. Mais des médicaments avec le bénéfice. Il faut des médicaments où il y a moins de risques. Voilà cette coalition. Nous sommes à côté de nos autorités, pour les aider comment nous allons organiser la mobilisation pour une seule santé vers les assurances maladies. Ces maladies cardiovasculaires sont des maladies chroniques. Il ne faut pas dire à la population qu’il y a une cure pour ces maladies. Non, ce sont des maladies qui exigent que pour vivre longtemps, il faut prendre son médicament chaque jour. Mais aussi, il faut que les médecins soient formés avec ce que l’on appelle, la médecine factuelle, la médecine individualisée. Chaque patient a ses caractéristiques. A tout ce que nous avons appris à la Faculté de médecine, il faut y ajouter une formation continue. C’est ce qui justifie l’organisation de ce séminaire. Un long enseignement, apprendre chacun de l’autre’’, a recommandé le père des médecins de la RDC.

Comme message à la population, le professeur Longo a affirmé : ‘’Et ben, le message est que nous les aimons. Il faut savoir que quand vous avez un malaise, une fatigue, vous croyez que c’est une gastrite, il faut aller voir le médecin. Celui-ci doit très vite orienter le malade vers un spécialiste en cardiologie’’, a-t-il fait observer avant de préciser que les médecins spécialistes savent comment soigner avec efficacité. Mais les soins du cœur coûtent cher, lui a fait remarquer la presse avant qu’il n’avoue dans l’affirmative pour dire ‘’Oui’’. Mais, a-t-il poursuivi, ce sont les maladies cardiovasculaires qui tuent plus que vos maladies malaria. Les maladies cardiovasculaires sont ensemble avec l’obésité, le cancer. C’est une constellation. Elles sont toujours ensemble. Ce ne sont pas les flambées d’ébola. Ce sont des maladies silencieuses. Avant, on mourrait ensemble avec les mouches, les infections ; mais maintenant, nous mourrons silencieusement parce que nous n’avons pas le bilan, a regretté le professeur Longo, comme pour dire en Anglais, check-up.

Pour terminer le Pharmacien Makangu de Shalina a remercié les différents formateurs pour leur disponibilité, ainsi que tous les participants. Et s’appuyant sur le thème de cette année qui stipule une égalité des chances pour tous dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires, le Pharmacien a rappelé que Shalina y avait déjà souscrit en mettant sur les marchés, les médicaments accessibles à toutes les bourses des Congolais.

JCM


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