Gestion des forêts : Amy Ambatobe laisse des cadavres à l’environnement !


03 Apr

Gestion des forêts :

Amy Ambatobe laisse des cadavres à l’environnement !

 

C’est la catastrophe. L’héritage laissé par le Ministre Amy Ambatobe au Ministère de l’Environnement et Développement Durable. C’est l’ONG Infos Forêts en danger qui lance le cri d’alarme. L’homme s’est fait couvrir de l’ombre de son oncle Diacre prof Mwilanya, ancien Directeur de Cabinet du Président Kabila dont il se pavane de la parenté pour brader les forêts aux Chinois et violer le moratoire des engagements de l’initiative des forêts d’Afrique Centrale ‘’CAFI’’.

L’ONG Infos Forêts en danger lance le cri d’alarme et en appelle à l’intervention personnelle du Président de la République. Parce que toutes les dénonciations par elle faites sur la gestion calamiteuse des ressources forestières orchestrée par le Ministre de l’Environnement et Développement Durable en reprenant et attribuant illégalement des concessions forestières en violation de toute procédure légale du cadre juridique des engagements pris par la République  avec des partenaires internationaux (CAFI) et du moratoire en vigueur, n’ont pas encore trouvé d’écho favorable alors que la situation est jugée très grave.


Avant de quitter le Ministère de l’Environnement pour aller siéger à l’Assemblée Nationale, le Ministre vient de commettre encore une autre gaffe. Il a récupéré en date du 22 janvier 2019 des concessions forestières sous prétexte de non-respect des engagements internationaux notamment de l’initiative CAFI, comme stipulé dans le dernier paragraphe de la première page de son arrêté : ‘’Considérant la lettre d’intention signée dans le cadre du partenariat entre la République Démocratique du Congo et l’Initiative des Forêts d’Afrique Centrale pour la mise en œuvre de la stratégie cadre nationale REDD+ de la RDC qui stipule que : « les concessions sans plans d’aménagement approuvés, ou tout au moins soumis formellement et de manière transparente selon les conditions et dates limites prescrites par la Loi et les règlementations en vigueur, seront restituées à l’Etat au plus tard le 1er Janvier 2019’’. Ambatobe a violé son propre arrêté en ce que six à sept mois avant cette date, Monsieur le Ministre de l’Environnement et Développement Durable avait  déjà retiré et attribué à la firme WANG PENG INTERNATIONAL travaillant en RDC sous le Label de la Société MANIEMA UNION 2 plusieurs concessions forestières en violation de la date buttoir de cet engagement pris par le pays. Ce qui peut présumer une corruption dans la mesure où les concessions ont été attribuées pour des fins pécuniaires à hauteur de 500.000 à 800.000 USD. Il est plausible de conclure que toutes les concessions forestières retirées avant cette date ont été illégalement reprises sans aucun soubassement juridique légal, si on doit respecter la signature du Ministre qui a seul signé cet arrêté.

Voilà pourquoi l’ONG Infos Forêts en danger exige l’annulation pure et simple des arrêtés de reprises pris avant cette date buttoir. Arrêté


Des Chinois sous protection d’Ambatobe dans l’exploitation illégale à l’Equateur


Des Chinois de la firme WANG PENG INTERNATIONAL travaillant en RDC sous le Label de la société MANIEMA UNION 2 avec la bénédiction du Ministre de l’Environnement et Développement Durable.

En effet, lors d’une descente de terrain en vue d’une vérification des faits suite à une dénonciation faite par les communautés locales vivant à quelques kilomètres du Territoire d’Ingende, une commission multidisciplinaire composée des cadres de concertation provinciale de la Société civile de l’Équateur, de la Magistrature, de la Police locale et de l’Administration forestière, a surpris un sujet chinois en pleine exploitation illégale du bois dans le village Loselinga

Le sujet Chinois identifié, répondant au nom de Pi, a été trouvé en flagrant délit lors de la descente de l’équipe de suivi dans le village Loselinga, accompagné d’un Congolais qui se fait passer pour un exploitant artisanal sans aucune autorisation d’exploitation (permis de coupe) en rapport avec le site où ils exploitaient.

Par la même occasion, l’équipe a retrouvé des engins lourds et autres véhicules utilisés pour l’exploitation industrielle du bois dissimilés. Ce qui traduit effectivement que l’argent de la corruption a circulé pour couvrir ces maffieux chinois. Cela fait passer les Congolais comme des biens sans maîtres, s’est inquiété un membre de l’ONG Infos Forêts en danger.

Selon la même source, ces Chinois ont atterri dans ces concessions des communautés locales, après avoir circulé plusieurs mois sur le fleuve à la recherche des essences précieuses et se sont mis directement à couper ces bois précieux, en violation de toute la procédure en la matière, sous prétexte qu’ils bénéficieraient de la protection et de l’appui d’un Général de Corps d’Armée.

Et il a poursuivi : ‘’Lorsque la communauté riveraine cherche à savoir qu’est-ce que ces Chinois sont venus faire dans leur contrée, elle est chassée comme une mouche’’, poursuit la même source qui a souligné que c’est depuis dix jours qu’ils sont là.

‘’En dehors des illégalités dénoncées par les communautés locales, nous avons constaté la coupe le long de la rivière Busira de toutes les essences, y compris ceux qui sont jeunes, sans respect des diamètres pourtant nous avons besoin de l’équilibre hydraulique pour bien vivre’’, a fustigé le membre de cette ONG.

La mission conjointe a effectué cette descente pour répondre aux allégations faites par les communautés de Loselinga, a renseigné le membre de cette ONG impliquée dans la lutte contre l’exploitation illégale du bois en RDC. Et cela a permis de saisir quelques matériels et ouvrir une procédure de flagrance contre le sujet chinois au Tribunal de grande instance de Mbandaka contre.

‘’Je pense que la communauté doit rester vigilante pour dénoncer ces actions et décourager ces personnes. Ce n’est pas de l’exploitation illégale mais un braconnage des forêts, parce qu’ils dévastent tout’’, a estimé le député Anthony Bomboko, cité par l’Agence Congolaise de presse, ACP.

L’on apprend par ailleurs que les Chinois de Maniema Union 2 auraient utilisé un permis de coupe artisanal au nom de Godefroid Bombindo Ekongo dans le village Ikondji et Ilambasa, pour couper à Inganda, et ils sont en train d’aller plus loin dans leurs crimes, aujourd’hui à Loselinga et demain ce sera un autre endroit si l’autorité ne met pas fin à ces crimes.

L’Assemblée provinciale de l’Equateur très fâchée

C’est ici que les élus de l’Equateur se sont levés comme un seul homme pour demander aux exploitants de la forêt d’être respectueux des textes qui régissent le secteur. C’est ce 28 mars 2019 que l’Assemblée provinciale de l’Equateur a pris l’engagement d’être regardant sur l’exploitation forestière illégale qui s’observe ces derniers temps dans le territoire d’Ingende où elle a appelé aux exploitants forestiers qui opèrent dans ce secteur à s’investir dans la légalité.

Le député provincial, Antony Bomboko, élu de la circonscription électorale de Mbandaka, l’a déclaré, mercredi à l’issue d’un atelier de présentation du rapport de la mission conjointe de contrôle forestier effectuée dans le secteur de Duali, territoire d’Ingende, dans la province de l’Equateur.

Selon le rapport, cette mission conjointe composée de l’administration forestière, de la société civile et du ministère provincial en charge des forêts, s’est rendue dans les villages Inganda, Ilambasa et Ikondji, dans le territoire de Ingende où l’on a signalé l’exploitation forestière illégale par l’entreprise Maniema Union 2 qui, en dehors de sa concession, se comporte en exploitant artisanal, négociant des arbres auprès des communautés locales. Par ailleurs, le rapport indique que le gouverneur de la province de l’Equateur a signé le 02 janvier 2019 quatre permis de coupe du bois dans les villages précités où la société Maniema Union 2 est opérationnelle sans titre et fait une exploitation avec des engins lourds.

Sur le terrain, il a été constaté que les exploitants artisanaux sous-traitent l’exploitant industriel. Or, la société Maniema Union 2 comme exploitant industriel ne peut pas faire une sous-traitance chez un exploitant artisanal avec les permis des coupes artisanaux. Cet atelier a permis aux parties prenantes d’identifier les pistes de solution et formuler des recommandations pour stopper l’exploitation illégale et anarchique du bois dans le territoire d’Ingende.

Le cadre de concertation de la société civile de l’Equateur, rappelle-t-on, avait dénoncé l’exploitation illégale du bois dans le territoire d’Ingende, suite aux plaintes des communautés locales du secteur de Bokatola présentées par les participants à la réunion de décembre 2018, à l’issue de laquelle une déclaration a été faite à la presse pour solliciter la suspension des activités de l’entreprise Maniema Union 2 pour des raisons multiples notamment la dégradation des tronçons routiers suite à l’usage des engins de chantier sur la voie publique en occurrence le chars et porte-chars, la délocalisation du site de coupe du bois de Itipo (territoire de Bikoro) à Bokatola (territoire de Ingende) ainsi que le manque de respect des autorités du pays et le manque de considération des communautés locales par les exploitants chinois.

La violation du moratoire et des engagements de l’initiative des forêts d’Afrique Centrale « CAFI » par le Ministre de l’Environnement et Développement Durable n’est-elle pas un acte de corruption ?

 NK/CP


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