Face aux sanctions américaines : Corneille Nangaa se bat pour sa réputation et sa dignité !


27 May

"Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum, et le jour de la mort que le jour de la naissance’’, disent les Saintes Ecritures dans Ecclésiaste 7,1. Corneille Nangaa, en Chrétien convaincu semble avoir bien cerné l’essence de la sagesse du Roi Salomon. On ne peut se battre dans la vie que pour deux choses : ‘’la réputation et la famille’’. A ces deux choses, on peut ajouter, la Nation. Pour ces trois éléments, un homme peut se dépenser jusqu’au sacrifice suprême. Le Président de la CENI l’a compris de cette manière. Il a décidé de se battre pour sa réputation jetée en pâtures par les Américains sur base des rapports des ONGDH sans lui donner l’occasion de présenter ses moyens de défense. Ce n’est pas le fait d’aller aux USA qui lui préoccupe. Il peut se contenter de ‘’nshima, bukari ou Chikwanga acheté en FC’’ pour vivre en RDC tranquillement. Mais la réputation ne s’achète pas. C’est ce qu’il a expliqué aux patrons de presse de Kinshasa qu’il a rencontrés ce vendredi 24 mai 2019.

Corneille Nangaa a fait l’économie du rapport du processus électoral depuis 2011 jusqu’à ce jour. Ce rapport sera déposé bientôt devant son autorité d’où il tire son émanation, l’Assemblée Nationale.

Comme d’habitude, dans pareilles circonstances, Nangaa se dispose à recevoir les questions de ces patrons de presse dont la plupart sont des professionnels des médias.

A la question sur les sanctions américaines qui pèsent sur lui, Corneille Nangaa estime que c’est un dossier politique qui doit se gérer politiquement et diplomatiquement. ‘’Je ne suis pas sanctionné à cause des résultats des élections. Ils m’ont sanctionné sur base des rapports erronés des ONG sans entendre notre version. Ce sont des sanctions politiques, sinon pourquoi ne pas sanctionner aussi les Coréens étant donné que la corruption implique le corrupteur et le corrompu ?’’ S’est interrogé le Président de la CENI qui reste convaincu que ces sanctions vont passer car, estime-t-il, la vérité finira par triompher. Pour lui, la machine à voter, une invention congolaise, a été la bête noire des Américains qui ne lui accordaient aucune chance de réussite dans un pays vaste, sans énergie électrique. Mais le contraire a été prouvé. ‘’Comme qui veut noyer son chien, l’accuse de rage, vous comprenez pourquoi cet acharnement sur la machine à voter a ainsi quitté le domaine de l’inefficacité pour celui de son prix d’acquisition’’, a fait observer le numéro 1 de la CENI avant de préciser : ‘’ Je peux bien vivre dans mon pays, manger tranquillement mon manioc acheté en Francs congolais. Mais à cause de ma réputation détruite méchamment et gratuitement par mes frères congolais avec des rapports bidon, je me bats pour recouvrer cette réputation. Je vais donner la bonne information à ceux qui m’ont sanctionné. J’ai pris un cabinet américain qui travaille sur ce dossier. Ça me coûte très cher, mais ça va de ma dignité’’, s’est défendu Corneille Nangaa qui s’étonne autant qu’il s’indigne des biens faussement lui attribués : ‘’Ils vous disent que j’ai des immeubles à Dubaï et à Singapour. Mon Dieu sait que c’est du mensonge. Je n’ai aucun appartement en dehors de mon pays. Mais les gens doivent savoir que je ne suis ni riche ni pauvre. J’ai été fonctionnaire international et mon salaire était meilleur que celui de beaucoup de Congolais. J’ai acheté mes maisons et entant que fermier, j’ai investi dans l’agriculture (café, cacao et palmier à huile) et je travaille dans ça. En plus, je suis Président de la CENI, j’ai un salaire proportionnel aux injures et à tous les coups que j’encaisse. Il ne m’est pas donc interdit de m’acheter une maison si l’occasion m’est offerte’’, s’explique Corneille Nangaa.

 

L’homme est fier du travail abattu à la tête de la Centrale électorale. Il en sort tête haute après avoir organisé sous son mandat une alternance pacifique où il n’y a pas eu de coups de balles et pas une seule goutte de sang qui a coulé. Il n’a pas publié les résultats dans un char de combat comme l’avait prédit Ndanga, dans une pareille rencontre à l’hôtel Pullmann où Nangaa avait rencontré les patrons de presse.

Corneille Nangaa, son adjoint Norbert Basengezi et Marcellin Basengezi, l’un de ses conseillers, Benoît Lwamba, Président de la Cour constitutionnelle, et Aubin Minaku, ancien Président de l’Assemblée nationale, avaient été sanctionnés suite aux "allégations de corruption et/ou de violation de droits de l’homme, d’abus ou d’atteinte à la démocratie dans l’exercice de sa mission" après les élections de décembre dernier.


La CENI n’avait pas tardé à rejeter ces sanctions. Nangaa affirme se battre pour sa réputation.

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