Discrédit sur la machine à voter : Un candidat échappe à une arnaque !


30 Jun

Après les montages du genre le pays du fabriquant avait dénoncé cette machine auprès de la CENI avant que les Etats-Unis d’Amérique n’entrent en danse pour s’y opposer en chœur avec l’Opposition et la Société civile congolaise, c’est le tour des arnaqueurs.

Là, c’est un témoignage vibrant. Un montage ou une réalité contre la CENI ? Marie-France IDIKAY, Conseillère Spéciale en communication du Président Nangaa devra nous répondre.

Dénonciation

Entre temps, c’est un candidat, d’un parti de la Majorité Présidentielle ou du FCC, qui dit avoir été appelé par quelqu’un lui demandant ses photos à configurer dans la machine à voter en Corée du Sud pour qu’il soit sur la liste des 5 élus. Lui, c’est Didier Okito Lutundula, Candidat AFDC aux législatives nationales dans la ville de Bukavu.

Il a lancé l’alerte. Ce lundi 27 août, il dit avoir reçu l’appel dans l’après-midi d’un prétendu agent de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI pour que son nom soit envoyé dans les serveurs de la machine à voter.

Un témoignage au cours d’un entretien avec quelques médias de Bukavu ce mardi 28 Août 2018.

« C’était vers 13 heures 47’ que j’ai vu un message surgir dans mon téléphone pour m’écrire : c’est urgent. Moi c’est Roger Kerigeri à Kinshasa. Dans mon journal des appels, j’ai vu ce numéro m’appeler maintes fois. Comme je n’ai pas l’habitude de décrocher au numéro qui n’est pas dans mon répertoire, j’ai rappelé ce numéro, un monsieur qui m’a parlé avec une voix autoritaire, me demandant si je suis Okito Lutundula. J’ai dit oui. Tu es à Bukavu,…sans plus tarder, je suis Conseiller à la présidence de la CENI/Kinshasa, je voudrais t’aider monsieur. Dans un premier temps sans plus tarder, je vais t’envoyer mon fils qui travaille à la CENI/Bukavu. Vous allez lui remettre deux photos passeports et avec ces deux photos passeports, il va me les envoyer par DHL, à mon tour je vais les scanner et les envoyer aux amis qui sont chargés de la question en Corée du Sud, afin que vos photos soient paramétrées dans la machine à voter. Il faut m’envoyer les photos que tu avais remises dans ton dossier de la CENI. D’autres explications, vous ne pouvez pas les avoir au téléphone, mon fils va venir et je vous envoie ses coordonnées. Il va tout vous expliquer. Quelques temps après, il m’envoie les coordonnées de son fils. J’appelle le monsieur, il me dit : je suis maitre Pacifique Burahana. Il était en train de venir vers Nyangezi. Je lui ai indiqué là où il devrait me trouver. J’étais à mon Hôtel à Nguba et c’est comme ça qu’il est venu. C’était un type habillé en costume cousis en pagne de la CENI. Il me dit effectivement je ne vous connaissais pas, mais c’est papa qui m’a demandé d’entrer en contact avec vous, vous allez me remettre deux photos passeports. Il m’a dit que tout le monde est convaincu que ma popularité renferme la moitié de l’électorat de la ville de Bukavu, mais que je ne me fie pas à ça. La logique qui est à Kinshasa n’est pas la même que la logique électorale de Bukavu. Kinshasa a déjà les noms de cinq animateurs de ces cinq sièges qui doivent être disputés dans la ville de Bukavu. Ce qui est marrant est que moi qui suis populaire dans la ville de Bukavu mon nom n’y figure pas, et que son papa avait l’intention de m’aider. J’ai été troublé, choqué par cette information. Patriote que je suis, nationaliste que je suis, je me suis dit, à cause de mon intérêt personnel je ne peux pas sacrifier les efforts de tous ces gens-là qui ont combattu, qui ont lutté pour que la date du 23 Décembre soit retenue pour des élections libres, transparentes, démocratiques dans la République Démocratique du Congo, qui a vu nos compatriotes que ça soit de la majorité, de l’opposition ou de la Société civile qui ont perdu leurs vies uniquement pour réclamer les élections en RDC. Je ne pouvais pas déshonorer ces mémoires de tous ces gens-là. C’est ainsi que j’ai fait appel à un agent de la CENI qui est venu avec un agent de la PNC. Il a questionné le monsieur. Celui-ci n’a pas eu le froid aux yeux et lui a dit qu’il vient de Goma et qu’il y a deux mois qu’il a été affecté à la CENI/Sud-Kivu et que son père travaille à la CENI au niveau de Kinshasa. Ce n’est pas une petite information car, les discussions, les débats qui se portent autour des élections, portent sur la machine à voter, ce que nous devons être prudents. Ce que j’ai apprécié dans tout ça est qu’aussitôt que le monsieur a été acheminé au parquet, nous sommes allés voir le gouverneur qui a promis un procès exemplaire et qui a promis d’alerter tous les services de sécurité, c’est-à-dire l’ANR, l’armée, la police et le parquet pour ma sécurité. Là, vous devez comprendre que les gens qui sont derrière cette histoire que ça soit des malfaiteurs que de vrais hommes, ma vie est en danger, et la population de Bukavu qui me soutient doit être informée par rapport à cette question de grande envergure et la population doit rester vigilante », témoigne Didier Okito.

A la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI, on reconnait avoir été saisi par Didier Okito concernant la question, mais le Secrétaire Exécutif provincial de la CENI précise qu’à Kinshasa, on a déjà parcouru la liste des agents et son nom n’y figure pas. “C’est un escroc qui s’est fait passer pour notre agent” dit Gaudens Maheshe.

Il renseigne également que l’incriminé dit qu’il est membre du bureau des contentieux électoraux “alors que ce bureau n’existe pas à Kinshasa”.

“Il a été écouté par les éléments de l’ordre et jusqu’à présent il est dans leurs mains. Il va répondre de ses actes. Nous demandons à la population Bukavienne en particulier et les candidats en particulier d’être vigilants pendant cette période pré-électorale” renseigne Maheshe.

C’est ici que nous attendons la suite que va réserver la justice à cette affaire.

IN

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.